• UNE INTRUE AU ROYAUME DES SHERIFS

    Parc de Yosémite

    On connaissait la Californie pour sa faune sauvage, ses forêts de séquoias géants, sa ruée vers l’or, et ses fameux amérindiens, mais on ignorait encore mardi dernier que cet Etat des Etats-Unis cachait près de son prestigieux parc de Yosémite, une dénommée Marie-Jeanne. Etrange non ? Pas tant que ça !

    D’une part, car ce n’est pas la première fois que l’on trouve ce type de drogue sur le sol  étatsunien. Si la marijuana est un produit illicite en Europe, elle est autorisée dans douze Etats des Etats-Unis, dans la mesure où elle est employée comme soin thérapeutique sous la forme de pilules ou de sirop, entre autres. Inutile de dire que ce n’est évidemment pas toujours le cas. D’autre part, le trafic de drogue entre le Mexique et l’Amérique du Nord a toujours existé et fait partie de l’économie américaine. Rien qu’entre 2004 et 2008 les autorités locales ont découvert près d’1 million de plants supplémentaires de marijuana et en ont confisqué en 2008 pas moins de 7,6 millions dans près de 20 000 parcelles selon la DEA (Drug Enforcement Administration : agence américaine de lutte contre la drogue). Si les cultivateurs clandestins trouvent refuge dans les terres reculées près des parcs nationaux californiens, dans la Sierra Nevada ou encore au Texas pour planter leur cartels de marijuana, c’est pour éviter de payer des frais de transports entre le Mexique et les Etats-Unis et de faciliter l’instantanéité de la distribution de la drogue via des dealers, dans les grandes villes américaines.

    Que peuvent faire la police et les shérifs locaux face à cela ?  Pas grand chose. Car ces cartels mexicains sont évidement bien gardés par des hommes armés qui n’hésiteraient pas à tirer sur des forces de l’ordre.

    Qu’en est-il du gouvernement ?  Consciente de ce fléau, la Maison Blanche a bien dû mal à supprimer la drogue de son sol en raison du nombre de plus important de dealers qui courent les rues et de femmes mexicaines qui transportent de la drogue, notamment de la cocaïne qu’elles ingurgitent par sachet avant de passer la frontière américano-mexicaine, en échange de petits billets. Ces femmes qui risquent leur vie ou la prison à perpétuité sont appelées « mules ». On se souvient d’ailleurs en 2003 du film de  Joshua Marston baptisé Maria full of grace, dénonçant ce phénomène. La persistance de ce type de trafic, montre bien que malgré l’extrême vigilance des minute- men américains à la frontière, les narcotrafiquants soient parvenus à déjouer les puissants drones  et caméras de surveillance.

    Après la chasse aux sorcières en 1950, aux terroristes et aux clandestins depuis 2001, les Etats-Unis vont devoir redoubler d’efforts pour chasser la drogue de leurs forêts et quartiers, s’ils veulent continuer à attirer les touristes occidentaux. Et éviter de nouvelles révoltes des peuples indiens, les premiers habitants d’Amérique, qui ne doivent pas trouver d’un très bon goût ces petites habitantes vertes sur leurs terres. 

     God bless America, not marihuana ! 

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