• Un dali peut en cacher un autre !

    Zhang Dali

    Zhang Dali, 47 ans – Peintre, sculpteur, graffeur le plus renommé de Chine. Rencontre avec un talent made in Orient.

    C’est au cœur de la ville de Harbin (capitale de la province du Heilongjiang au nord-est de la Chine) que Zhang Dali est né en 1963. Après des études à l’Académie centrale d’art et de design de Beijing (Pékin) en 1997, Zhang Dali s’essaie à la peinture dans un premier temps. A l’aide de son pinceau il dépeint cette Chine victime du PCC (Parti communisme chinois) créé en 1921. A l’époque où Mao Tsé-Toung impose son gouvernement et rompt tout dialogue avec la population. Plongé dans un climat corrompu et chaotique, Zhang Dali s’exile en 1989 en Italie où il y restera pendant six années, fuyant la répression de Tian’ Anmen. Ce n’est qu’en 1983 qu’il reviendra à Pékin pour faire de son art un moyen de communication à part entière et révéler à ses compatriotes les cachoteries des anciens dirigeants chinois.

    Portrait Ak-47/Artnet

    Zhang Dali devient 18k alias AK- 47 en référence à la kalachnikov russe. C’est d’abord avec ses portraits baptisés du même nom qu’il se fait connaître. Un nom de code, un pseudonyme, une signature. Sur le tableau (de gauche) c’est avec les caractères AK-47 que le peintre a représenté sur fond noir un visage d’enfant au regard vide. Avec  descendance chinoise (chinese offspring), réalisée entre 2003 et 2005, Zhang Dali attire encore les regards. Cette fois ce sont 100 travailleurs immigrés, en marge de la société, suspendus la tête en bas, grandeur nature, immobiles, pâles, tatoués et comme impuissants face à leur destinée, qu’il a crée avec son couteau à sculpter.

    Voici la vidéo de l’exposition Descendance chinoise  :  http://www.youtube.com/watch?v=h2CaBmw88ww

    En mai 2010 Zhang Dali poursuit dans la provocation. Il organise une exposition des plus surprenantes baptisée une seconde histoire. Cette dernière dévoile en toute pudeur une dizaine d’images retouchées sous le grouvernement de Mao Tsé-Toung. Sur certaines d’entre elles, des dirigeants déchus, des objets personnels et tout signe de pauvreté ont été effacés pour parfaire l’image de la Chine. A savoir que les retouches en ces temps étaient faites au ciseau et à la colle. Aucune indication n’a été laissée par l’artiste, laissant au public la liberté de se faire sa propre opinion. Pour mettre sur pied l’évènement Zhang Dali a dû passer au peigne fin les journaux chinois de 1950 à 1970, ainsi que les bases de donnés d’images et les bibliothèques locales. A noter que cette exposition loin de plaire au pourvoir en place, a  été interdite lors de l’exposition universelle de Shanghai qui a eu lieu du 1er mai au 31 octobre 2010. 

     Une seconde histoire/Cineblog.com

    Aujourd’hui encore, dans les ruelles de Beijing, Zhang Dali laisse son empreinte et sa pensée. Sur les murs des maisons en ruine après l’expulsion de 600 000 chinois lors des jeux olympiques en 2008 et en pleine ère de rénovation des vieux quartiers de Pékin, l’artiste graffe un peu partout son profil à la bombe. Soucieux de révéler au monde entier l’histoire cachée de la Chine, Zhang Dali redonne grâce à son art un semblant de vie à ces parois de pierre, un soupçon de vérité à l’intérieur des temples mystiques.

    Actuellement, il s’expose (librement) dans des galeries en Europe comme celle d’Arles en juillet dernier.Retrouvez les œuvres et les expositions de Zhang Dali en cliquant ici : Agoravox

    http://www.artnet.fr/Artists/ArtistHomePage.aspx?artist_id=18388&page_tab=Artworks_for_sale

     

     

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