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    Comme chaque année c'est une boufée d'oxygène et de partage en plein coeur de la capitale. Pour cette 13ème édition le Festival culturel du tibet et des peuples de l'himalaya a eu lieu ce week-end du 15 juin à la Pagode de Vincennes. Avec pour pays d'honneur : la Mongolie.

    Une fois de plus, j'ai eu la chance d'y assister et je tenais à vous faire partager cette magnifique expérience humaine.

     11h30 : Ouverture des festivités avec la création du mandala de sable à l'intérieur de la Pagode. 

    Construite dans les années 70 la Pagode de Vincennes abrite le plus grand Bouddha d'Europe (plus de 9m de haut) recouvert de feuilles d'or, ainsi que plusieurs reliques sacrées. Lieu de recueillement et d'offrandes, la Pagode est aussi un lieu d'expositions pendant les salons et festivals. Comme pour celle du peintre tibétain Tashi Norbu ce week-end.

     - Création du mandala de sable tibétain par un moine boutanais, qui sera  détruit et offert en offrande à la fin du festival -

     - Mandala de sable tibétain -

    - Découverte de la yourte mongole et récitations de contes pour les enfants par Pascal Fischmann - 

     - Intiation à la méditation dans le traditionnel Centre Kagyu Dzong dirigé par Lama Gyurmé -

    Invité d'honneur : Michael Perlman, réalisateur américain venu présenter son film "Tibet au-delà de la peur". Dans celui-ci, il raconte avec justesse et véracité la situation actuelle du Tibet et de sa capitale Lhassa actuellement en voie de destruction. S'appuyant sur deux témoignages troublants de deux anciens prisonniers politiques tibétains : un jeune moine et une jeune nonne, Ngawang Sangdrol, arrêtée à 11 ans et condamnée à 24 ans de prison dans les années 50. Elle fut relâchée en 2002. Reconnue aujourd'hui comme ayant subie l'une des peines d'emprisonnement les plus longues. "Tibet au-delà de la peur" nous apprend comment malgré la torture incommensurable infligée par leurs bourreaux, la foi en l'avenir du Tibet et la ferveur en sa Sainteté la Dalai Lama demeurent chez ces deux anciens détenus. Comment les enseignements de Bouddha et leur courage leur a permis le dépassement de soi et leur libération. Un film à voir absolument ! 

    - L'affiche du film - 

    Bientôt suivi en salle de "FREE CHINA : LE COURAGE DE CROIRE", du même réalisateur.

    Autres vedettes du Festival les épagneuls tibétains originaires des montagnes de l'Himalaya. Contraints d'être en cage devant la foule, ces derniers plutôt farouches, impatients de retrouver leur LIBERTE ont finalement réussi à faire le bonheur des enfants.

     

     

     

    - Epagneul tibétain -

    - Lama Guyrmé entouré d'épagneuls tibétains -

    Tout près d'eux, les dogues du Tibet n'ont pas volé leur succès auprès du public. Ces chiens dit : aux "4 yeux, dont 2 ne dorment jamais", ont été autrefois importés d'Inde du Nord, du Népal et de la Chine. lls ont remplacés cette année les traditionnels et célèbres yacks des hauts plateaux. Les dogues du Tibet sont à la fois les compagnons de voyage des nomades tibétains, utilisés pour veiller aux troupeaux. Mais sont aussi les meilleurs chiens de garde pour les monastères des moines bouddhistes. Leur taille imposante, leur pelage saillant et la sagesse qu'ils incarnent en font aujourd'hui une espèce rare dans le monde, vendue très cher et convoitée par les classes aisées chinoises.

     - A côté de son maître, un dogue du Tibet mâle couleur fauve, âgé de 2 ans et demi, pour une taille de 75 cm et un poids de 70kg - 

    - Le dogue tibétain toujours aux aguets -

    - Même quand il dort le dogue tibétain continue de veiller -

    Nous ne pouvions pas parler de ce Festival Culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya sans évoquer les nombreux collectifs et associations françaises, tibétaines, mongoles ou encore népalaises, venues comme chaque année avec le même enthousiasme, faire découvrir au public la richesse culturelle et la spécificité des pays de l'Himalaya. Sur les stands sont à vendre des repas et habits traditionnels, albums de chants sacrés et objets de rituels, en passant par des livres de maîtres spirituels.

    Pour clôre ce festival, sur la voie de la sagesse et de la compassion, le Vénérable Dagpo Rinpoché a fait le déplacement jusqu'à Vincennes, pour faire profiter de son enseignement des Quatre Nobles Vérités du Bouddhisme. Devant une assistance plus apaisée, plus consciente.

    - OM MANI PADME HUM - 

     E. TERLON

    (NB : Cliquez sur les photos pour les agrandir)


  • 200 ans déjà qu'elle régale les amateurs, la sardine l'un des poissons les plus prisés de France, voit le prix de ses boîtes augmenter chaque année. Face à la concurrence et la demande certains professionnels sur le goût, alors que d'autres visent sur le rendement. Rencontre avec Isabelle, poissonnière de Montmorency (95), Thierry Jourdan directeur de la Quiberonnaise et Alain Boutin, directeur de l'épicerie la Petite Chaloupe à Paris.

    Réalisé par : E.TERLON (Juin 2013)


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    L'orchestre de musique irlandaise de Paris / Crédit photo : Elodie Terlon

    - L'Orchestre de musique irlandaise de Paris au CNT -

     

    Prélude à la Saint-Patrick, lOrchestre de musique irlandaise de Paris est venu donner le « La » ce samedi 16 mars au siège de la CNT.

    Crédit photo : E.TERLONCrédit photo : E.TERLON

    La Confédération Nationale du Travail, un lieu mythique qui a abrité  des anciens expatriés espagnols. La musique celtique irlandaise, une musique aérienne et transfrontalière.

    Le temps d'une soirée, le Syndicat Unifié du Bâtiment  a souhaité une fois de plus rendre hommage à l'Irlande et sa célèbre Irish Citizen Army (classe ouvrière irlandaise).

    Deux heures de convivialité, entre concert, buvette, barbecue, et danses traditionnelles irlandaises. De la jigs, au hornipes, au passant par le reel. Au son du banjo, de la mandoline, de la cornemuse, du violon ou encore de la harpe. Au total : 20 musiciens.

    Crédit photo : E.TERLONCrédit photo : E.TERLON

     

    Un extrait live de l'Orchestre de musique irlandaise (O.M.I) de Paris dirigée par Emmanuel Delahaye :

    Orchestre de musique irlandaise de Paris - Crédit photo : E.TERLONPour assister aux prochains concerts de l'O.M.I : https://sites.google.com/site/omideparis/home

    Emmanuel Delahaye :  

     http://www.youtube.com/user/edelahaye

     

    Elodie Terlon. 

     


  • Ce dimanche 3 mars Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes agées et à l'autonomie, était présente elle aussi Place de la bastille, pour célébrer la Fête des Grands-Mères et soutenir les séniors de France. Aux côtés de l'association "I love ma grand-mère" et de Liliane Capelle, chargée des seniors et du lien intergénérationnel, de la Mairie de Paris 11ème.

    Elodie Terlon


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    Rien de prévu ce dimanche 3 mars ? Ça tombe bien, rejoignez le cortège !

    A l'occasion de la fête des grands-mères, l'association "I love ma grand-mère" a décidé d'organiser à Paris, THE grande Mamif. Au programme : cortège dirigé par Lucienne, porte-parole de la Mamif ;  flash mob endiablé ; goûter ; distribution de t-shirts "J'aime ma grand-mère" version US et des cadeaux à offrir.

     Vous trouvez l'idée folle ? C'est bien pour ça qu'on l'aime. Dites-moi, qu'est ce qu'on ne ferait pas pour sa grand-mère ? Le chef de famille, celle qui fait l'unanimité, contrairement aux débats houleux de ces derniers mois.

     Mamie Gâteau ou encore Mamy Rock. Celle qui nous conseille, nous câline, nous prépare des chocolats chauds quand on rentre trempés à la maison, qui nous apprend la pâtisserie, le jardinage, la couture. Et pleins d'autres petits trucs, typiques de nos grand-mères : recettes, remèdes en tous genre.

     L'année dernière l'évènement avait déjà remporté un franc succès, mais pour cette nouvelle édition, les "mamies" ont bien l'intention de mettre le paquet, REGARDEZ :


    Rendez-vous dimanche, Place de la Bastille dès 16h, avec Lucienne et ses copines pour passer une après-midi décalée en famille. 

    http://blog.ilovemagrandmere.fr/

    E.Terlon.


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    "De force" by Thierry Hay - Crédit photo : E.TERLON

     

    Deux ans après "Métamorphose", nous retrouvons Thierry Hay ce samedi 23 février à Paris, lors du vernissage de sa nouvelle exposition "Bruits de tête".

    Au sein da la bien nommée galerie Claude Samuel, l'ancien archéologue devenu journaliste et artiste-peintre contemporain, nous décrit ses nouveaux portraits, toujours emplis de leurs angoisses, leurs doutes, mais plus mâtures,  plus gais. Les couleurs se sont invitées au noir inquiétant. Les pleins et les vides ne forment plus qu'une seule et même toile. Un seul et même Monde.

    INTERVIEW par Elodie Terlon :

     

    Thierry Hay site officiel 

    http://thierryhay.com/

    "Bruits de tête" jusqu'au 17 mars à Galerie Claude Samuel.

    http://www.claude-samuel.com/


  • Pas plus tard que lundi dernier, m’éloignant quelque peu des flux d’infos (oui, ça m'arrive), j’ai découvert ce film : « Sur la route » de Walter Salles. Une adaptation cinématographique du roman de Jack Kerouac  paru en 1957.

     

    Le pitch : « Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes ».

    Impudique et gonflé, le film de Walter Salles joue ici sur deux tableaux : la liberté jouissante et excessive et la détresse existentielle non élucidée.

    Pendant 2h20 d’errance à bord d’une chevrolet bordeaux rouillée par les kilomètres, on suit ces jeunes voyageurs perdus, d’une ville à l’autre, d’une station d’essence à une autre, toujours en quête. Je ne vous révèlerai, bien évidemment pas la fin du film, pour vous la laisser supposer.

    Plus l’on avance dans le scénario et plus le spectateur comprend que « Sur la route » est bien plus qu’une fiction, qu’il peut lui parler, comme à chacun d’entre nous. Qui ne s’est pas dit un jour : « Et si je plaquais tout pour aller vivre ailleurs ? ».

    Quand survient la panne sèche existentielle, que l’on a coupé le courant qui alimentait cette plume intarissable. On s’égare comme les protagonistes du film, de stations en stations, de villes en villes, cherchant avide le délicieux goût amer de l’écriture. Regardant le chemin parcouru et celui qui reste à faire. Fuyant le brouhaha encéphalien et anxiogène. Fuyant l’encre agitée, bouillante d’idées maladroites…

    Et lorsque certains d’entre vous, choisiront de partir loin pour mieux recommencer. D’autres, n’en n’auront pas le courage ou la volonté. Parce qu’il s’agit bien de cela, de courage et de volonté.

    L’expression voyager léger n’est pas à comprendre qu’au sens propre. Voyager léger ce n’est pas qu’emporter le strict minimum avec soi, c’est aussi se défaire, au fil du chemin, de  ces doutes et regrets qui peuvent resserrer nos entrailles à n’importe quel moment de notre vie. Lorsque l’esprit las et confus n’est plus apte à prendre des décisions. Et que le soleil qui était au zénith a laissé place aux nuits sombres et dévastatrices.

    Voyager léger c’est retrouver à nouveau la pureté et la douceur de cet air inspiré. C’est chercher à se « réaccorder ». Accorder de nouveau le corps et l’esprit. Entendre à nouveau cette musique intérieure qui défiait toutes les peurs. Voyager léger c’est vider son sac.

    Car un jour ou l’autre, une fois les deux entités vitales et indissociables  à nouveau accordées, il faudra reprendre la route. Chacun à sa manière :

    1) Guérir en marchant : Une fois le départ à la retraite arrivé, sa femme étant décédée et ses enfants devenus grands, Bernard Ollivier, ancien journaliste indépendant, s’est retrouvé face à lui même. C’est là qu’il a décidé d’entreprendre ses premiers voyages à pied à la découverte de l’Autre et de lui-même. Et qu’il est devenu le célèbre écrivain que vous connaissez. Dans son ouvrage : « La longue marche Tome 3: le vent des steppes »  dans lequel il raconte son voyage à pied de Paris aux chaînes de l’Himalaya, il dit cette magnifique phrase : « Il faut parfois partir en cure de solitude pour pouvoir mieux revenir ».  C’est grâce à ses nombreux voyages que Bernard Ollivier a pu trouver ce qu’il était venu chercher. Aujourd’hui, au sein de l’association Seuil qu’il a crée, il enseigne les bienfaits de la marche à de jeunes adolescents en difficulté.

    2) Ecrire pour exister. Dans le film de Walter Salles, le héros « Sal Paradise » écrivain en herbe se dit : « Je faisais toujours un tas de projets sans jamais bouger ». En effet certains écrivains ne franchissent pas ce pas. Ce n’est pas en parcourant les villes de France et de Navarre qu’ils écrivent leur histoire, mais en allant chercher au fond d’eux-mêmes, ce que Scott Peck appelle « le chemin le moins fréquenté ». Autrement dit, un voyage introspectif. Autrefois, on parlais encore des « Rêveries du promeneur solitaire » de Jean-Jacques Rousseau.


    3) S’entourer d’amour. Pour reprendre la route, certaines personnes n’ont pas besoin d’entreprendre ces grands voyages en solitaire, réels  ou imaginaires, mais tout simplement de s’entourer des bonnes personnes. Celles qui les aimeront sans jugement. Qui les écouteront, les rassureront et les conseilleront avec discernement. Elles ont simplement besoin qu’on veille sur elles avec bienveillance. En général ce sont auprès de leurs véritables amis qu’elles trouvent ces fameuses « bonnes personnes ». 

     

    Selon les approches, qu’à–t-il de plus important finalement ? La façon dont on parvient à aborder la route ou bien ce qu’elle nous a procuré jusqu’ici, nous a permis de comprendre, d’apprendre ?

    Une fois que vous connaîtrez la réponse, souvenez-vous que sur la route crevassée et rugueuse de l’existence, il y aura toujours ce chant du coucou murmurant : « Et oh je suis là, ne m’oublies pas ».

    Elodie Terlon.


  • - Phénomènes de société -

     

    Tous témoins, pas d'accusé

    C’était un soir de janvier sur la ligne C.

     Vol à l’arrachée, inhumanité déguisée,

    Selon tes heures de dérobe, sous toutes les nationalités

    « Attention aux pickpockets » on ne le dira jamais assez.

     

    Et oui ! Paris la belle, lui se l’est faite, avec le combiné,

    Bien né sans but, sans identité.

    Pour nuire, dérober l’inaccessible réussite, la quête, la clé.

    Paris, capitale du luxe et du plaisir

    Déplaisir du nombrilisme coincé.

    Paris tu les laisses rouler sur tes pavés décontenancés, nus,

    Dépucelés d’excès, de rage, de mensonges inavoués.

     

    Et du dépôt des valises à la plainte, il n’y a que quelques années

    Oui provinciaux naïfs, loin de CHEZ VOUS, déracinés.

    GPS intégré de quartiers en quartiers, à regarder devant, derrière, au cœur du vice, à guetter.

     

    Panique sur la ville, c’est la crise

    Crise antipathique, plutôt comique

    Humour noir d’un soir,

    Penché polar pas comic strip.

    Sortez "couverts" ou ne sortez plus,

    Plus d'place dans les Restos non plus.

    On compte sur qui ? Sur NOUS ?

    Chacun pour soi et Dieu pour TOUS. Et ça manifeste !

    Peuple aux abois, pas GAY tout ça.

    Hisser les étendards, les dés sont jetés,

    Tu coules Paris, sous la seine d’Epinay

    Tu meures de tes affres, de tes plaies de honte gorgées

    Tu laisses sur ton pavé les enfants d’Abbé Pierre et ça continue encore et encore...

    Et des 1,56 à 4 m² que faudra-t-il entendre dès lors ?

                                                                  

    Paris libéré, t’as bien changé tu sais.

    Derrière tes bidonvilles retranchés, tes beaux "palais" dorés

    Tu pilles ton Histoire, tes cafés où l’on riait le soir,

    Tu pilles ton identité. Adieu Edith, finis les shows près du comptoir.

    Que t’arrive-t-il Paris ? Tu ne ris plus, tu fais la gueule.

    Pendant que d’autres, Don Depardieu entre autres, en font une belle

    Chez nos voisins, ainsi soit-elle… et peu t’importes !

    Tout s’importe, tout /(s) s’export (ent) : le savoir-faire, le savoir vivre, le made in France. Douce France.

    Paris dans tes silences tu te corromps, au frais de la surconsommation.

    Brassens disait « Quand on est con, on est con », pardon.

    De délits mineurs en dégoût majeur, tu sonnes ta dernière heure.

    Oh Paris, Paris tu vis, pendant que leurs cœurs ailleurs sont déjà pris,

    Déjà pris.

     

    Elodie Terlon.


  • Martine Brousse - Copyright : La chaine du coeur

     Vous ne l’a connaissiez pas encore ? Mieux vaut tard que jamais ! « La Voix de l’enfant » est une association qui protège les droits des enfants en France et partout dans le Monde. Et oui, il ne suffit pas seulement d’aller dans les pays sous-développés pour rencontrer la violence, pour se rendre compte de l’atrocité dont sont victimes tous les jours certains enfants, tout près de chez nous, parfois, derrière nos portes. A l’occasion de la sortie de la Compilation « Les voix de l’enfant » et du single « Je reprends ma route », Martine Brousse, Déléguée Générale de cette association m’a fait l’honneur de m’accorder cette interview, avant d’embarquer pour Lille où un nouveau meeting l’attend.

     

     Bonjour Martine Brousse, pouvez-vous nous présenter l’Association dont vous faites partie. Comment est-elle née ?

     Martine Brousse : Bonjour, alors… « La Voix de l’enfant » est née suite au génocide au Cambodge (1975-1979). Un certain nombre de fondateurs étaient présents dans les camps de réfugiés au Cambodge. Et à partir de là, à leur retour, on a crée l’association. Tout en sachant que chaque association (parmi les 78 réparties dans le Monde) devait garder son indépendance.

     

     En novembre dernier est sortie la compilation « Les Voix de l’enfant" suivi du single « Je reprends ma route », un projet collectif initié par Mathieu Johann avec une quarantaine d’artistes…

     M.B : Oui une quarantaine d’artistes dont Noah (Yannick), Lâam et bien d’autres comme vous avez dû le voir. Et surtout ce qui est extraordinaire c’est qu’ils ont tous répondu présents. Ils se sont déplacés en studio, ils ont vraiment témoigné de leur engagement. Ce que je voudrais, c’est rendre hommage à Mathieu Johann. C’est un homme merveilleux qui fait partie de l’association depuis plus 10 ans maintenant. C’est un engagement régulier, pas ponctuel. Il est non seulement disponible, mais il est créatif, il fait bouger les choses.

     Etes vous souvent sollicitée par des artistes pour réaliser ce genre de projet ?

     M.B : Ce n’est pas les artistes, c’est Mathieu Johann qui a pris son bâton de pèlerin et qui a mobilisé les artistes. Comme pour les Restos du Cœur qui organisent chaque année le concert les « Enfoirés », on aimerait qu’il y ait un rendez-vous pour les enfants.

     Les fêtes de Noel sont-elles un bon moyen pour l’Association d’encourager le soutien des donateurs ?

     M.B : Oui, déjà pour la sortie de la compilation le Parc Astérix a délivré 50 entrées pour les enfants. Et l’après midi, un concert a été organisé avec les artistes. Nous rappelons que Noel est une fête laïque, nous touchons toutes les familles.

     Quels événements l’Association prévoit cette année pour les enfants défavorisés ?

     M.B : Mardi prochain, il y aura le « Noel des associations » avec une cinquantaine d’enfants invités. C’est au Musée de l’Homme, en partenariat avec GDF-Suez. Il y aura des ateliers pour les plus petits et un goûter. Vous savez combien le goûter est important pour les enfants (rires). Mercredi prochain, nous aurons un Noel avec les plus grands en partenariat avec le concessionnaire automobile Renault.

     Au départ Carole Bouquet et Bruno Solo, ont été les premiers porte-parole de l’Association, aujourd’hui combien d’ambassadeurs-membres travaillent à vos côtés ?

     M.B : Nous n’avons qu’un porte-parole qui est Carole Bouquet depuis 36 ans maintenant. Nous avons une histoire assez incroyable avec elle. C’est quelqu’un qui si elle doit intervenir elle le fait. Bruno est d’avantage engagé sur la pédo-criminalité. Et Carole s’occupe plutôt de la protection de l’enfant. Ils touchent un public différent mais ils sont complémentaires.

     Vous qui avez reçu le grade d’officier de la légion d’honneur, quel est votre rôle en tant que Déléguée générale ?

     M.B : J’ai été dix années directrice de « La Voix de l’enfant » pour l’axer sur la pérennité avant de passer les reines. Maintenant je m’occupe de la partie plus politique. Je m’occupe de toute la communication des partenaires financiers, SFR, GDF-SUEZ, Renault… ce sont des partenaires fidèles depuis 20 ans pour certains.

     Depuis votre arrivée à l’association, quel cas a été le plus difficile à gérer ?

     M.B : Tous les cas sont difficiles. Que ce soit les victimes de guerre, de maltraitance, d’exploitation domestique. Dès qu’il y a souffrance d’enfant c’est toujours insupportable. Si on avait changé le système il n’y aurait pas eu l’affaire Marina. Cette violence, cette souffrance faite aux enfants est insupportable. On doit crier notre indignation. On ne fait pas assez !

     Pour protéger les droits des enfants, « La Voix de l’enfant » a mis en place des permanences juridiques téléphoniques et des unités d’accueil …

     M.B : Nous avons une vingtaine d’avocats dans toute la France. Ils accueillent les familles dans le conseil et l’orientation.

     Le Manifeste pour l’enfance, qu’est ce que c’est ?

     M.B : C’est assez long, mais vous pouvez le retrouver sur notre site. Il y a une partie nationale et internationale, avec un accueil adapté pour les mineurs isolés et non accompagnés. Il y a un Pacte avec des milliers de signatures.

     Chaque année en France, 260 000 enfants seraient victimes de maltraitance. Toutes les semaines dans les faits divers de nouveaux drames… quel est votre message au gouvernement français pour réduire cette maltraitance infantile ?

     M.B : D’abord, il faut qu’il y ait des campagnes de sensibilisation. Il faut changer le système social. Nous demandons un principe de précaution de l’enfant, à partir du moment où l’on sait que l’enfant est en danger. Ne plus envoyer un courrier avant d’aller chez les familles. Ne pas les prévenir systématiquement. Il ne faut pas que les visites se fassent uniquement entre 9h et 17h. La maltraitance c’est le soir et le week-end. Nous demandons à ce qu’un éducateur soit nommé et que cela ne soit pas un travailleur social de la famille. Nous voulons qu’il y est des formations spécifiques pours les travailleurs sociaux.

     L’heure à malheureusement sonnée, Merci Martine Brousse..

    En attendant, la réponse du gouvernement, le combat continue. La compilation des « Voix de l’enfant » produite par My Major Company est dans les bacs depuis le 19 novembre pour sensibiliser le public sur la souffrance infligée aux enfants et récolter des fonds pour l’association. Pas mal comme cadeau pour Noel non?

     Parce qu’il y a toujours mille soleils à l’envers des nuages, découvrez le clip officiel de « je reprends ma route » : 

     (Ps : N'oubliez pas de cliquer sur les petits liens)

    Elodie Terlon.


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    A l’heure actuelle, on ne peut estimer l’étendue des dégâts liés à Sandy, encore trop importants. Par conséquent, ce dont on est sûr, c’est que de nouvelles naissances ont lieu chaque jour sur Hispaniola, que le soleil brille, qu’il vente ou qu’il pleuve. A travers les ouragans, les séismes, les conflits civils, de nouvelles solutions pour améliorer la vie des habitants haïtiens doivent être penser et apporter jour après jour.

    Haïti est l’un des pays du Monde où le taux de mortalité maternelle est le plus élevé. Actuellement, 1000 femmes meurent chaque jour dès suites de leur accouchement. Dernièrement, plusieurs maternités ont  été ouvertes pour résoudre la situation. L’une d’entre elles : La maternité de Marigot. Quels sont les atouts de cette nouvelle maternité pour réduire la mortalité maternelle ? Quels personnels peut-on y trouver ? Quels sont les objectifs 2013 du Ministère de la Santé pour le système sanitaire en Haïti ?


    La Maternité de Marigot : Des soins et des services spécialisés de qualité

    Inaugurée le 19 octobre 2012, la maternité Marigot va assurer les soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONUB) gratuitement, une initiative du Ministère de la Santé en partenariat avec le fonds des Nations Unies pour l’Enfance, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Bureau des Nations Unies pour les services d’Appui aux projets et le Programme des volontaires des Nations Unies.

    Elle est la troisième maternité construite dernièrement, après celle de Petite place cazeau (Ouest du pays) et Bethanie. Et vient s’ajouter au Centre de Santé de Marigot qui a déjà 60 ans d’existence. 

    Baptisée « clinique du sourire » comme d’autres dans le pays, la maternité Marigot est destinée à fournir aux patientes des services de qualité. Marigot étant la ville la plus peuplée, après Jacmel et Bainet, autant dire que les patients en manque de soins sont quotidiennement nombreux.

    A la maternité Marigot on comptera un service pharmacie, un service vaccination, un service maternité et un planning familial. Avec un personnel disponible 24h/24. Il y aura des consultations générales pour les enfants de 5 ans et plus et les femmes enceintes, à hauteur de 30 à 35 consultations par jour, selon Daryl Vixamar, médecin généraliste.

    Mis en place également : Une salle de préparation pour apprendre les premiers gestes d’accouchement, une salle de consultations prénatales, une salle de prise en charge, une salle d'accouchement avec un équipement de pointe. Pour aider les sages-femmes à suivre correctement la procédure d’accouchement, un protocole validé par le Ministère de la Santé publique sera même affiché au mur. La salle post-partum accueillera, quant à elle, les femmes qui nécessitent des soins après leur accouchement. Et pour les cas complexes, comme les césariennes, un transfert des jeunes mamans vers l’hôpital le plus proche est prévu.

    D’après Agnès Jacobs, conseillère internationale sage-femme à l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population), la maternité Marigot a pour objectif de devenir une maternité modèle pour tout le Sud-Est d’Haïti. Pouvoir répondre aux urgences obstétricales et néonatales, ainsi qu’aux besoins de la planification familiale. A l’avenir, cette maternité se veut être un centre de formation pour sages femmes, infirmières et auxiliaires de vie, afin d’améliorer leurs compétences en soins obstétricaux.

    Qui dit, améliorer les compétences du personnel médical en Haïti, dit réduire le taux de mortalité maternelle.


    Pourquoi la mortalité maternelle est-elle si élevée en Haïti ?

    Tout d’abord, Marigot souffre de sa forte démographie. Plus de 63 800 habitants vivent en milieu rural, contre plus de 7 400 en milieu urbain. Et seul 25% des femmes en zone rurale accoucheraient en milieu hospitalier, comme à l’hôpital Martissant. Ouvert en 2010 par l’association « Première urgence – aide médicale internationale », suite au séisme, ce dernier offre aux jeunes mamans des soins obstétriques gratuits. Le personnel médical sur place est là pour veiller au bon déroulement des accouchements et donner aux mères les conseils nécessaires pour apprendre à s’occuper de leur bébé. Plus l’accès aux soins est difficile, plus l’état de santé de ces jeunes mamans pendant leur grossesse devient problématique.

    Ensuite, par conviction ou par résignation, de nombreuses femmes en Haïti accouchent encore chez elles, malgré les risques que cela comporte. Aidées par des « matrones » (sages-femmes) comme on les appelle, en échange d’1 ou 2 dollars.

    Enfin, d’autres opteront vers les unités d’hospitalisation d’urgence mises en place par « médecins du Monde » après le séisme de 2010.

    Naturellement, dans les pays Sud comme Haïti, la mortalité maternelle est plus fréquente et ne peut être éviter comme dans les pays du Nord. Les aides à l’accouchement n’étant pas toujours les mêmes : Planning familial, sages-femmes, gynécologues/obstétriciennes pour les milieux hospitaliers. Sans oublier, certaines ONG comme celle baptisée « Zanmi » qui offre aux femmes atteintes du VIH les soins nécessaires, les aident à ouvrir un commerce, loin de la stigmatisation de leurs proches. « Zanmi La Santé » gèrerait actuellement 7 centres de Santé à travers tout le pays.

    L’accès aux soins coûte cher. Les revenus insuffisants de certaines femmes haïtiennes peuvent les empêcher d’accoucher en milieu hospitalier. Une césarienne par exemple, coûte entre 10 à 15 000 dollars haïtiens (soit entre 182 et 272 euros).

    Si chez chaque femme la grossesse se vit différemment, il est important de rappeler les nombreux facteurs qui, pendant une grossse, peuvent entraver le bon déroulement de l’accouchement :

    1) L’état de santé de la mère : Les femmes qui souffrent de malnutrition pendant leur grossesse ont plus de difficulté à pousser le jour J et font courir à leur enfant des risques d’hypertrophie (mauvaise croissance du foetus).

    2) Leur âge est également déterminant : on observe que chez les jeunes mamans âgées de 15 à 19 ans, les os pelviens ne sont pas toujours suffisamment gros pour laisser sortir le nouveau-né, le moment venu.

    3) Chez certaines femmes l’accouchement se présente mal lorsque le cordon ombilical s’enroule autour de la tête du bébé.

    4) Le manque de sommeil et d’hydratation de la maman peut également avoir des conséquences sur la santé du nouveau-né.

    5) Les accouchements déclenchés plus tôt que prévus (bébés prématurés) peuvent être dangereux également, en l’absence d’une surveillance médicale de qualité.

    De plus et pas des moindres, les complications post-partum (après l’accouchement) sont nombreuses et mettent en danger la vie de la maman et de son nouveau-né. A savoir : les hémorragies, les infections, les éclampsies (tension artérielle trop élevée) et les accouchements avec obstruction (évités en Occident grâce à la césarienne).


    Comment éviter la mortalité maternelle ?

    1) Accoucher dans un centre hospitalier pour avoir accès aux meilleurs soins possibles. Autant pour les consultations prénatales (difficiles d’accès selon la ville ou le village dans lequel les femmes enceintes se trouvent, dans les pays sous-développés), que pour les soins postnatales (essentiels pour le suivi de l’état de santé physique et mentale de la mère et de son bébé).

    2) Augmenter le personnel médical qualifié et les équipements de pointe dans les zones rurales des pays sous-développés.

    3) "Eduquer" et prévenir les jeunes mamans de toutes les complications possibles durant leur grossesse et les convaincre d’accoucher en milieu hospitalier, plutôt qu’à domicile. 


    Donner la vie, sans donner de sa vie : l’ambition du Ministère de la Santé publique

    Afin de permettre aux femmes haïtiennes de mettre au monde leur enfant en toute sécurité, le Ministère de la Santé publique en Haïti s’est engagé à mettre en place une série de réaménagement des centres hospitaliers du pays.

    En mars 2013, débuteront les travaux pour le réaménagement de l’hôpital Saint-Michel de Jacmel, financé à hauteur de 17 millions de dollars par le gouvernement japonais. Une décision qui fait suite à l’accord passé le 4 octobre dernier entre le ministre des Affaires étrangères et des cultes, Pierre Richard Casimir et l’ambassadeur résident du Japon en Haïti, Kenji Kuratomi. Une fois rénové, l’hôpital de Saint-Michel comprendra un service d’urgence, un service de radiologie, un service de consultations, une maternité, une pédiatrie ainsi que de salles d’opérations.  

    Dès mars 2013 également, l’hôpital général d’Haïti, le plus vieux du pays, retrouvera de son prestige. Financé à hauteur de 50 millions de dollars par la France et les Etats-Unis, ses travaux devraient prendre fin en 2015.

    Enfin, en 2014 : un tout nouvel hôpital « La Providence » sera construit dans la région des Gonaïves (Nord-Ouest du pays) pour la modique somme de 14,3 millions de dollars. Il a été financé par l’Agence canadienne de développement international. D’une superficie de plus 10,380 m2 ce dernier comprendra 200 lits, une maternité, 4 blocs d’hospitalisation, un bloc chirurgical, une unité de soins intensifs, un service d’urgence, une pharmacie, un laboratoire, une salle de préparation à l’accouchement. Ainsi que plusieurs dépendances : des logements pour le personnel médical et les femmes enceintes, ainsi qu’une chapelle.

    La jeunesse, l’avenir de la Perle des Antilles.  « Fos A Peyi La ».

     


  • Juan Carlos Caceres - Crédit photo : Diego Lotierzo

    De retour sur les scènes parisiennes, Juan Carlos Caceres a enchanté le Salon Honnorat (Paris 14eme), mercredi soir, à l’occasion de la soirée d’inauguration du 15ème Festival Paris Banlieues Tango, organisé une fois de plus par Claude Namer.

     

    20h : Les portes du Salon Honnorat sont déjà grandes ouvertes et la foule déjà pressée de venir chercher son petit ticket d’invitation. Et oui, ce soir c’est entrée libre ! Et celui que tout le monde attend pour 20h30 c’est Juan Carlos Caceres, artiste argentin de renom, aux multiples talents, accompagné de ses musiciens : Frédéric Trouet (clarinette), Guillermo Venturino (percussions) et Didier Schmidt (contrebasse).

    Juan Carlos Caceres connu pour son répertoire revisité du tango negro a offert au public plusieurs adaptations jazz des années 70 et certains titres de ses précédents albums. Prochainement, il s’apprête à offrir un beau cadeau aux « aficionados » de la musique jazz, avec « Gotan Swing » son nouvel album, confie-t-il à la fin du concert.

    20h46 tapantes, débute le show : « Un, dos, tres, quatro », Juan Carlos Caceres donne la mesure. Et comme à son habitude, c’est par une petite histoire qu’il commence son spectacle. Direction Buenos Aires, Argentine, le pays de son enfance. Retour aux sources, aux origines. Les siennes tout d’abord, mais aussi celles du tango, de ce qu’il appelle le « véritable tango ».

    Le premier morceau est un « ragtime », cette musique primitive du XIXème siècle née aux Etats-Unis, qui propulsera plus tard le jazz.

    Vient ensuite un jazz des années 70, joyeux et  tout à fait charmant.

    En 4 ème position, le tango débarque à nouveau, celui des années 40, plus sanguin, baptisé « Inspiración ». Incontrôlable et fougueux, c’est un tango virevoltant qui se joue devant nos yeux.

    Crédit photo : E.TERLONUne main sur le clavier, l’autre sur le cuivre, la bouche devant le micro, l’artiste fera ensuite sonner le trombone, qu’il manie aussi remarquablement que le piano. N’est pas multi-instrumentiste qui veut !

    6ème morceau : Le tango classique et le ragtime se croisent et s’enlacent pour créer « Independencia ».

    Retour ensuite à la capitale argentine d’autrefois. Réputée pour être une ville de joie et de filles. C’est le « BS AS Charleston ». Comme son nom l’indique, c’est un titre emprunt du charleston américain des années 20.

    8ème morceau : un tango inconnu et pudique se dévoile, avant de laisser place à la « Habanera », très festive, teintée de milonga et de bossa nova.

    Le 12ème morceau est un hommage à l’illustre Astor Piazzolla avant d’enchaîner sur une murga baptisée « La Retirada », une musique très populaire en Argentine. Sur un rythme de carnaval, elle se joue avec un piano, une contrebasse, un trombone, des percussions et parfois une clarinette comme ici, écoutez :

    Instrumental de "La Retirada" de Juan Carlos Caceres, au Salon Honnorat :

     

    Avec la même énergie, arrive ensuite « La Cumparsita », suivi d’un deuxième hommage à Astor Piazzolla qui reçoit un tonnerre d’applaudissements. L’occasion pour Juan Carlos Caceres et ses musiciens de saluer leur public. 

    Crédit photo : E.TERLON« Un, dos, tres, quatro », le concert reprend avec « Tango negro », le grand classique de l’auteur-compositeur-interprète. Le public bat le rythme avec les mains et une fois de plus, c’est un tonnerre d’applaudissements.

    On approche de la fin du concert. Chaque musicien se présente tour à tour par un solo avant de saluer le public à nouveau. Pour le plaisir, deux derniers morceaux : un tango inconnu et « La Retirada », chaleureusement applaudit.

    22h pile : Fin du concert, silencieusement, le Quartet se retire.

    A 76 ans, Juan Carlos Caceres c’est la bonne humeur et la simplicité. Sur scène, précis et ferme, il ne s’encombre pas de notes inutiles. Avec une maîtrise surprenante, « el maestro » enchaînent les titres avec douceur et  passion, égaillant si facilement vos sombres soirées d’automne.

    Pour ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de le rencontrer, Juan Carlos Caceres sera en concert le 12 octobre au Théâtre des Cinq Diamants (20h), le 13 octobre à la Maison de l’argentine (17h30) et le 14 octobre au Bataclan (17h).

    Bien d’autres surprises à découvrir tout au long du Festival Paris Banlieues Tango qui se tiendra jusqu’au 30 novembre, à Paris.

     

    Pour revoir l’interview de Juan Carlos Caceres accordée à "Sans Frontières" en 2011 :

    http://www.juancarloscaceres.com/fr/

    Elodie Terlon.

     


  • "Tu veux voir mon appareil ?" by Bonjour Pola - Crédit photo : E.TERLON


    Amoureux du Pola vous l’attendiez ? Et bien Paris l’a fait ! Le week-end dernier je suis allé découvrir pour vous le 1er Festival consacré au Polaroid lancé par l'Association l'Envolée Bleue et soutenu par Confluences, au 190 boulevard de Charonne. Jugé « has-been » par certains à l’instar du vinyle, le polaroid a connu son temps de crise, face aux rudes concurrents numériques (reflex Canon, Nikon, Lumix  Panasonic etc.) et autres objectifs de nos célèbres iPhones. L'ambition de ce Festival étant de faire contredire les mauvaises langues et combler les passionnés.

    Au travers de jolies expositions (Philippe Bourgoin, Lili Roze, Clément GrosJean etc...), de rencontres et de divers ateliers d'initiation photo, comme celui de Raul Diaz, on découvre les coulisses de la photo et la technique de transfert de polaroids sur verre. Tremper vos Pola dans l’eau et il vous en sortira une belle photo. Dit comme ça, ça paraît simple. Et pourtant un doigté particulier est exigé pour ne pas rompre le film et ses effets : flous, distorsions d’images, en vue d’un assemblage de polaroids les uns au dessus des autres, voire les uns contres les autres. Tout cela sur fond sépia, en général. 

     

    Pour la petite histoire, c’est grâce à l’américain Edwin Herbert Land que le Polaroid voit le jour en 1947. Au départ en noir et blanc ce dernier adoptera la couleur en 1963 grâce à l’invention du film Polacolor. Dans les années 70 le bien nommé SX-70 fait son apparition et séduit les passionnés du format carré. Puis le numérique débarque, Pola est mis à mort. En 2007 la firme Polaroid est forcée d’abandonner la production de ces appareils à développement instantané. Un an après elle ferme ses usines au grand dam de tous les amateurs, professionnels et artistes au sens large du terme. En 2010 Céline Develay-Mazurelle et Yvon Croizier iront jusqu’à crier leur amour pour le polaroid dans leur documentaire baptisé : « Pola je t’aime ». Ecoutez.

     


     

    Il faudra attendre 2011 pour que le Polaroid ressurgisse tant bien que mal. Aujourd’hui encore, il est difficile de s’en passer.

    Le Polaroid, ce petit appareil qui ne prend pas de place, qui capte l’instantanéité sans atteindre ni « camera obscura », ni Photoshop, a été victime de sa simplicité. Ou bien de son manque d’interactivité ? Lui qui au départ voulait échanger ses couleurs, ses ambiances, ses décors intimistes dans un format unique. Lui qui voulait réunir, rassembler. A l’heure où les photographies se partagent à la seconde sur n’importe quel réseau social. Où l’on veut tout montrer, à tout le monde. A qui aura le plus beau cliché, le plus rapide, le plus instantané. Comme pour justifier en permanence de son existence. Comme pour dire : « Je suis là à tel endroit, à telle heure, rejoignez-moi ? ». 

     

    La photographie a toujours eu pour but de montrer une réalité impalpable, une vérité qui dérange, une émotion que l’on préfère taire. Au fil des époques les moyens, les supports pour la développer ont continuellement évolués. Ils en ont créé des désirs. Qui aujourd’hui pourrait dire : « Je peux me passer de mon appareil photo » ? La photographie nous ressemble tout un chacun. Tantôt refuge, tantôt miroir dont les couleurs changent selon les humeurs, les saisons. Nous sommes liés à elle et elle nous suit partout, car elle fait partie du Monde et vice et versa.

    Le Festival Pola est à découvrir jusqu'au dimanche 30 septembre même lieu. Plus d'infos : http://polafestival.com/

    Elodie Terlon.

    Philippe Bourgoin : http://www.philippe-bourgoin.book.fr/

    Lili Roze : http://liliroze.com/

    Clément GrosJean : https://www.facebook.com/CLEMENT.GROSJEAN.PUBLIC

    Raul Diaz : https://www.facebook.com/POLAROID.CULTURE

     

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    Crédit photo : Fabrice Lastavel

    Remarquée lors de la Fashion Night Couture de Saint-Martin de Ré en août dernier, c’est dans un café parisien que Wafaa Lahlah a accordé cette interview à Sans Frontières l’Information Universelle. A 36 ans, humble et déterminée, c’est avec sincérité qu’elle nous dévoile sa carrière de créatrice de mode, avec sa toute nouvelle collection baptisée «Arc en Ciel». Sa vie de maman, ses futurs projets. Dans un charmant voyage entre l’Algérie et la France, elle nous ouvre les portes de la haute couture. Rencontre.

     

    Wafaa Lahlah bonjour.. Tu es créatrice de mode, tu vis aujourd’hui à Paris, mais c’est à Oran (Algérie) que tu as grandis. Depuis toute petite tu rêvais de faire ce métier ?

    Wafaa Lahlah : Oui Bonjour. Et bien oui c’est ma passion depuis toute petite. J’ai grandis dans le ronron de la machine avec ma mère. Etant petite j’aidais déjà ma mère à relever ses patrons, à faire des faufilages. Donc j’ai baigné dans ce monde de la couture, de la création avec ma mère et ça m’a vraiment donné envie de le poursuivre et j’étais sûre d’embrasser une carrière dans la mode.  

    En Algérie tu obtiens un CAP de prêt-à-porter, puis un diplôme en stylisme et modélisme. Tu crées ta propre école  de couture à 23-24 ans. Quelles étaient tes ambitions à cette époque là ? 

    W.L. : Je ne me suis pas arrêtée au CAP, au contraire. J’ai voulu continuer et je veux encore continuer. J’ai créée mon école. J’avais presque deux cent filles dans cette école. Je faisais tout ce qui concerne la couture. Que ce soit du prêt-à-porter, de la couture traditionnelle, de la peinture sur soie, de la broderie. Après avoir obtenu le BTS de stylisme-modélisme, j’ai été major de ma promotion, là j’ai voulu aller loin. Donc ma première destination c’était Paris qui est la capitale de la mode. En 2005 j’ai fais la Foire internationale de l’artisanat à Nancy. Ensuite je suis retournée en Algérie, je suis revenue avec une collection de haute couture. J’ai fais mon premier défilé de mode en 2006 en partenariat avec l’agence  « Les Mistinguettes » ici à Paris et c’est là que j’ai décidé de m’installer carrément, à Paris.

    « Rien ne me fait peur dans le monde de la mode. »

    Qu’est ce qui t’attires dans le monde de la création, un monde de conte de fées que l’on peut, lui contrôler ? 

    W.L. : Oula.. Je vis avec ça quoi,  la création. Je suis avec vous je crée, je dors je crée, je me lève je crée. C’est ma nature. Depuis toute petite j’ai des idées que je veux exploiter. C’est ma passion. J’adore la créativité, j’adore tout ce qui sort de l’ordinaire. J’adore l’élégance, j’adore habiller la femme, j’adore la féminité.

    Avant de venir t’installer à Paris tu as été costumière et habilleuse pour le Théâtre d’Oran. Quel souvenir en gardes-tu aujourd’hui ?

    W.L. : C’était une très très belle expérience pour moi. C’est là que j’ai fais tous les costumes de l’époque de cette épopée, de l’Emir Abdelkader. J’ai eu les félicitations du producteur, des gens qui ont vu l’épopée. Elle a eu beaucoup de succès.

    Pour tes premiers défilés en Algérie, quel accueil as-tu reçu ?

    W.L. : Ah c’était vraiment un accueil chaleureux c’est pour ça que je continue. Et puis j’ai eu un très bon retour que ce soit du public, des journalistes, des gens qui m’ont aidé.. donc voilà, que du positif.

    Depuis ton arrivée à Paris, face à la concurrence de quelle manière te démarques-tu ?

    W.L. : Rien ne me fait peur dans le monde de la mode. Je suis créatrice, je me démarque par mon propre style à moi. Et c’est un défi à relever. Plus tard j’aurai mon label si Dieu le veut. 

    A Saint-Martin de Ré lors de la Fashion Night Couture nous avons découvert ta nouvelle collection        « Arc en ciel », peux-tu nous en dire plus ?

    W.L. : Je l’ai appelée « Arc en ciel » déjà parce qu’il y a toutes les couleurs de l’arc-ciel dans la collection. C’est les couleurs de l’été aussi. On avait le choix cette année. Ma collection est conçue avec des matières nobles et naturelles. Je travaille beaucoup avec des plumes, des coquillages, les peaux de serpent. Tout ce qui est naturel et minéral. J’adore puiser dans la nature, c’est mon inspiration si vous voulez. Je m’inspire beaucoup de la nature, je m’inspire beaucoup des animaux que ce soit pour les couleurs, les matières.

    Jessica Le Bleis by Wafaa Lahlah - Crédit photo : F. Lastavel

    D’où viennent-elles ces matières, de France ? Du Maghreb ?

    W.L. : Ca dépend. Un peu partout, là où je voyage. Quand je trouve un truc qui me plaît j’achète et je le cache. Quand l’inspiration elle est là, quand la création elle est là je l’utilise, tout simplement.

    On peut dire que ta collection a plutôt été remarquée à Saint-Martin de Ré. Serait-ce la voie du succès selon toi ?

    W.L. : Oui d’après le public, d’après Monsieur Philippe (Noel) qui est l’organisateur, d’après les journalistes. Je n’ai eu que des bons retours, je pense que tout ça c’est  prometteur pour moi. C’est positif. Je suis sur la bonne voie, il faut juste continuer et persévérer. 

    Sur le podium on a vu plusieurs mannequins. Peux tu nous  présenter celles qui ont porté ta collection ?

    W.L. : Alors voilà il y a déjà Marie N’Dao qui est top model et connue ici en France. Il y a eu Jessica Le Bleis qui est Miss Bretagne. Il y avait Lucie aussi qui est un mannequin professionnel. On a vraiment eu la chance de travailler avec des mannequins pro. Elles ont vraiment mis les robes en valeur sur le podium. C’était un honneur pour moi de travailler avec des mannequins comme celles de l’Ile de Ré.

     

     

                                             Marie N'Dao by Wafaa Lahlah - Crédit photo : F. Lastavel

    Ce jour là, lors du défilé on t’a vu soucieuse du détail, également pour le choix de la musique. Est-ce que le travail, la rigueur sont plutôt innés chez toi ?

    W.L. : Ah oui. Je suis très perfectionniste dans tout. J’aime que tout soit fait vraiment minutieusement. La musique c’est moi qui l’ai choisi, mon frère m’a aidé. C’est un musicien algérien. Il s’appelle Mohamed Rouane. Et si vous avez remarqué c’est une musique qui va très bien avec ma collection. Ça permet aussi de voyager un peu. C’est une musique douce qui monte en crescendo. Donc j’ai essayé de mélanger ça avec les robes, avec l’ambiance où on était, avec l’endroit.


    Pour chaque modèle combien de temps de fabrication ?

    W.L. : Alors ça dépend. Comme ça a été conçu à la main il y a des modèles comme la « plume de paon », par exemple, qui m’a pris presque quatre mois de travail. La « plume de coq » c’était un mois et demi. Ca dépend des modèles mais le plus long c’était la      « plume de paon ».

    Cette rigueur dont on parlait précédemment est une qualité, une valeur que tu cherches à inculquer à tes trois jeunes garçons ? Rappelons que tu es maman..

    W.L. : Ah oui je suis dessus déjà dès maintenant ! (rires). C’est ce que je dis à mon grand, parce que les autres sont petits. Voilà, j’aime qu’il soit comme moi, en mieux, en beaucoup mieux. Donc je suis derrière lui justement, sur le détail, sur tout quoi. Ça c’est un truc que je ne laisse pas passer (rires).

    Comment gères-tu cette vie de maman et ta vie professionnelle ?

    W.L : Ça c’est très très difficile pour moi sincèrement. Je me bats, c’est le parcours du combattant, si vous voulez. Je suis en ce moment mère isolée avec 3 enfants. Donc je gère mon rôle de maman, je fais à côté un boulot alimentaire et le soir quand les enfants dorment, là je me consacre à ma création. Donc voilà, ce n’est pas évident mais je me bats pour la bonne cause.

     « Je suis à la recherche d’un mécène et en même temps de sponsors. »

    Dans ce monde assez difficile de la mode, c’est important de rester vraiment proche de ta famille ?

    W.L. : Oui ma famille c’est sacré pour moi. Surtout mes enfants ils ont besoin de moi, donc je suis là pour eux, je resterai là pour eux. Mais ça ne m’empêche pas de continuer dans mon domaine, ça ne m’empêche pas de voyager. Ça ne m’empêche pas de progresser dans mon métier. En étant toujours maman tendre et protectrice de ses enfants.

    Aujourd’hui à 36 ans de quoi es-tu le plus fière ?

    W.L. : Déjà je suis fière d’avoir mes trois garçons (sourire). Je les adore mes enfants. Je suis fière aussi de mon parcours, de tout ce que je fais. Mais c’est pas fini. Ce n’est qu’un début pour moi.

    As-tu l’ambition de créer ta place dans cette capitale ? 

    W.L. : Ça c’est l’objectif. Je voudrais être l’ambassadrice de mon pays en France et un peu partout dans le Monde dans le domaine de la mode. Et je veux créer ma place dans le domaine de la haute couture et je battrais jusqu’à ce que j’y arrive. En ce moment je suis en train de lancer un appel pour trouver mon mécène. Quelqu’un qui croit en mon talent, qui me fait confiance et qui pourra investir sur moi. Vous savez la haute couture c’est un domaine qui demande beaucoup d’argent, pour organiser des défilés c’est pas évident. Donc maintenant je suis à la recherche d’un mécène et en même temps de sponsors, pourquoi pas, pour organiser des défilés de mode un peu partout.

    A quelques jours de la Fashion Week de Paris quels sont tes projets pour cet automne ? Un nouveau défilé peut-être ? 

    W.L. : Je suis en train d’organiser un défilé à Paris mais je ne sais pas quand est-ce qu’il aura lieu. Pas encore. Rien n’est confirmé pour le moment. Mais normalement oui.

    Wafaa Lahlah le message est passé. Merci de nous avoir accordé de ton temps pour cette interview. A la prochaine !

    W.L. : Merci.

    Propos recueillis par Elodie Terlon.

    Suivez les prochains défilés de Wafaa Lahlah sur Facebook et retrouvez les photos de sa collection sur Flickr. 


  •  
    C'est sous un ciel couvert dans le 18ème arrondissement que la célébration a eu lieu ce dimanche 2 septembre, en l'honneur de Ganesh, dieu de la sagesse et bien nommé fils de Shiva et de Parvati.

    Dès 9h les préparatifs ont commencé au sein du Temple Sri Manicka Vinayakar Alayam, 17 rue Pajol, avant le début du défilé à 11h, près du Boulevard de la Chapelle.

    A cette occasion la communauté indienne de Paris s'est parée de ses plus beaux atours pour faire honneur à la divinité. Rejointe par les passants, journalistes français, indiens et photographes.

    Chars, costumes, camphre, encens, eau bénite, noix de coco, chants traditionnels ont donné la teneur de cet évènement qui, cette année encore a été un véritable succès grâce à une préparation soignée et une sécurité vigilante.

    Ciel dégagé pour le déjeuner. Vers 14h, les commerçants ont commencé à distribuer des friandises à certains passants pendant que d'autres plus gourmants, s'attablaient déjà aux restaurants indiens du quartier. Mélange des cultures, comme un picnic géant au coeur du partage.

    Aux alentours de 15h les festivités ont pris fin. 

    Petit tour en images.. (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

    17ème fête de Ganesh, divinité indienne à tête d'éléphantDébut du défilé : Arrivée de la statue de Ganesh. Les danseurs aux pieds nus entament les danses sacrées.      

    La suite ICI ... (lien) - Tous droits réservés -


  •  By Pierre Richard Jean - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    Qui l’eut cru ? Sous les décombres laissés par le séisme de 2010 est enfouie la plus ancienne galerie d’Haïti : Le Centre d'Art.

    C’est en 1944 que tout à commencé. Le "Centre d’Art" a été crée sous l’initiative d’un américain Dewitt Peters pour permettre aux peintres et sculpteurs haitiens de dévoiler leurs œuvres au grand public. L’art dit «naïf»,  devint plus tard l’une des plus grandes richesses d’Haïti. 

    Ce même Dewitt Peters se chargera de révéler de nombreux talents locaux à cette époque là.

    Voici la vidéo du "Centre d’Art" de Port-au-Prince dans les années 50.

    Rappelons, qu’autrefois l’art du peintre haïtien était similaire à l'exutoire d’une vie qu'il voulait taire. D’un esclavage dont il voulait se défaire. Plus facile avec un pinceau qu’avec des mots, la peinture traduisait son indicible contestation. 

    Une touche sur la toile de sa vie

    Haute en couleur devant le voile point de gris

    Dissimulée sous le vernis

    La douleur de l’esclave s’estompe dans la nuit

     

    Aplat de colère sous un rouge foncé

    Pointillisme d’espoir par un ciel bleuté

    Transparence d’une lutte contrastée.

     

    N’est libre que la voix qui espère

    Sortir de ce champ de misère,

    Relâcher ses frères de la terre.

     

    Léger pourtant le tracé du peintre engagé

    Au cœur dilué dans l’ère du Temps,

    Au corps lourd, parfois écorché

    Il n’en demeure que des craquelures d’Antan.

     

    By Garry Rochebrun - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    By Michaelle Obin - Crédit photo : Galerie Tropical Art

     

     

     

     

     

     

     

    Derrière les couleurs de son art, l’artiste haïtien a toujours su faire rejaillir la vie malgré la mort inévitable, la joie à travers la douleur silencieuse, le temps qui défile. Témoin de son époque, acteur d’un patrimoine et fier de son identité. 

    By Jean-Marie Espiegle - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    Depuis 2011, le "Centre d’Art" est en cours de rénovation, 5000 tableaux et 1 millier de sculptures ont déjà été extirpés des gravats et restaurés grâce au Plan de sauvetage du Centre de Sauvetage des Biens Culturels (CSBC). Un centre dirigé par Olsen Jean-Julien afin de préserver le patrimoine culturel d'Haiti endommagé ou menacé de disparition. 

    Le tourisme l’agriculture et l’art, les trois fers de lance d’Haiti, pourraient bien retrouver d’ici quelques années leur vigueur, sous le mandat de Michel Martelly.



  • Après le succès du Carnaval des Fleurs qui s'est déroulé à Port au Prince, la capitale, du 29 au 31 juillet 2012, le gouvernement de Michel Martelly veut continuer à redorer le blason d'Haiti. Grâce au tourisme et à la ville de Jacmel qui devrait d'ici 2013 devenir la prochaine destination phare des touristes et investisseurs étrangers.    

    Images, voix off et montage  : E. TERLON - Août 2012


  • Alors que le Tibet, le "Toit du monde" est actuellement fermé aux journalistes et touristes étrangers et que les immolations de moines se succèdent à Lhassa et dans les provinces avoisinantes, partons à la rencontre de 6 tibétains réfugiés en France. Chacun à leur manière ils nous livrent leur parcours et leur manière de préserver leur culture par delà les frontières.

    Réalisation : E.TERLON / J.BALGUY - JUILLET 2012



  • Tour d'horizon des multiples facettes que comporte Marrakech, la bien nommée "Ville rouge". Alors que le 2ème Festival Marrakech du rire bat son plein, découvrez la pléiade de saveurs et de métiers traditionnels propices à la Médina.

    Attention : Utilisation d'un matériel non-professionnel pour la réalisation de ce teaser. Mesures de sécurité oblige pour les journalistes au Maroc.   

    Musique : Sandiya - Karim Ziad

    E.TERLON - JUIN 2012



  • Pour la 4ème édition, la Fête de la Bretagne s'est tenue à Paris ce samedi 26 mai pour renforcer le lien entre les parisiens et les bretons, et faire valoir le patrimoine de la région. Echanges culturels, échanges gustatifs, plaisir de la danse. Au son des cornemuses, des accordéons et autres flutes traversières, le temps d'une journée, la Place Jacques Demy est devenue le lieu de convivialité par excellence. Sans préjugés, ni amertume, cette Fête de la Bretagne est comme chaque année un évènement unique, chargé d'émotion pour toute la communauté celtique. Un évènement qui se célèbre jusqu'au 28 mai dans près de 150 villes et communes de France, et de nombreux pays étrangers. Aperçu en images...

    E.TERLON


  • Crédit photo : E.TERLON

    Il est 17h : C’est au Next Step 11 rue cour debille que les parisiens avait rendez-vous ce mardi pour célébrer le 8 mai 1945. Loin du dépôt de gerbe et des costumes sombres c’est dans la bonne humeur et les festivités que la nouvelle brocante vintage de l’organisateur parisien s’est ouverte. Ambiance rock’n' roll, tenues rétro, danseuses de swing, bienvenue dans les années yéyé. Reportage d'Elodie Terlon et Elodie Allouche.

     

    Vinyles, chapeaux feutrés, bibelots, blazers en cuir, casques de moto, pantalons pattes d’eph’… au total 45 stands pour régaler les amoureux du vintage. Et ils sont nombreux !

    Crédit photo : E.TERLONCrédit photo : E.TERLON

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pendant que certains chinent, d’autres se déhanchent sur du rockabilly. A gauche les sosies d’Elvis Presley et de Johnny Hallyday, des jeunes hommes à la banane, t-shirt noir, jean serré et santiag. A droite les «bikers», plus âgés en veste en cuir. Sans oublier les serveuses en tenue de parisiennes des années 30.

    Crédit photo : E.TERLON

    Près du bar de Turky, maître de cérémonie et roi des platines, Patrick, du groupe Black Cat Joe & Miss Corina fait vibrer sa guitare. Et ça dépote ! Dans les années 70 il fait ses premières scènes en reprenant les plus grands standards de blues, avant de former ce duo avec Corinne sa compagne, dans les années 2000. Depuis, le tandem fait sonner le rock’n roll sur toutes les routes d’Europe. 

    INTERVIEW   

     

    Crédit photo : E.TERLON

    Du côté des vinyles, nous rencontrons Rachid, qui en connaît un rayon, même s’il le cache bien. Plutôt que de se vanter de sa super collection de tubes Funk, rock, jazz et de variété française, il nous laisse, avec la plus grande attention, la découvrir par nous-mêmes.

     INTERVIEW  

     

    Crédit photo : E.TERLON

    A sa droite, Brahim, son voisin de stand est lui aussi tombé dans la passion du 45 tours. Les microsillons, les disques, les coffrets c’est un vrai collectionneur. Conservateur du support et du son non formaté, Brahim a, d’ailleurs, un avis bien tranché sur la manière dont les amateurs de musique la consomment. 

    INTERVIEW 

     

    Crédit photo : E.TERLON

    En fin de soirée, sur la piste de danse, nous retrouvons Diane, sacrément lookée. Danseuse et comédienne, elle forme avec son charmant partenaire, le groupe Marty & Miss Dee. Sur scène le duo est spectaculaire. Une symbiose digne de celle du couple Travolta/Newton-John. Tous les mercredis soir, ils se produisent au Balajo, l’un des plus anciens clubs de Paris.

    INTERVIEW 

     

    Devant l’entrée du Next Step sur une terrasse improvisée, certains se désaltèrent près des gros moteurs de collection, pendant que d’autres, avant de partir, se refont une beauté chez le barbier tout droit sorti des films de l’entre-deux-guerres et invité pour l’occasion. 5, 4, 3 , 2, 1, « Coupez ! » La soirée s’achève. Retour à la réalité.

    Crédit photo : E.TERLON

    Crédit photo : E.TERLON

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A noter : le Rock’n roll Vintage Circus Festival aura lieu les 26 et 27 mai prochain sous le chapiteau du Cirque électrique avec la présence de Marty & Miss Dee et de nombreux artistes de rock’n roll et de rockabilly.

    Pour suivre toute l’actualité de Fifties Sound, rendez-vous sur : www.fiftiessound.com


  • Crédit photo : E.TERLON

    18H30 : Métro Filles du Calvaire, mercredi c’est l’heure de pointe. Dans une demi-heure, alors que la pluie bat son plein, Eva Joly la candidate d’Europe Ecologie Les Verts s’apprête à donner son Grand meeting au Cirque d’hiver (Paris 3ème), pour mobiliser ses troupes et remonter dans les sondages. 2% d’intentions de vote c’est maigre, et le premier tour des élections présidentielles c’est dans trois jours. Le compte à rebours est lancé !

    Sur le trottoir d’en face, ciel bleu sur le Boulevard ! Et pour cause, question sondage « Les Filles du Calvaire » elles sont au top. Je veux parler du nouvel album de Jessica Marquez bien sûr. Co-auteure et co-compositrice Jessica Marquez a su réunir dans ce nouvel opus, toute la sensibilité et les couleurs musicales qui l’a nourrissent au quotidien. ­De la pop qui swing aux sonorités hispaniques. Et oui, l’artiste est certes native de Lorraine mais a de belles origines andalouses à son arc. Des textes de qualité, de la musique de qualité, que dire c’est le mariage idéal !

    Disponible en téléchargement légal sur iTunes, Amazon, Fnac, Virgin

     

    Numéro 1 des meilleures ventes d’album

    A peine deux jours après sa sortie le 16 avril, l'album de Jessica Marquez est toujours classé numéro 1 des meilleures ventes d’album sur Fnac.com et reste dans le Top des meilleures ventes sur Amazon et iTunes. Pari réussi sur les plateformes de téléchargement légal ! Et la suite ?

    Crédit photo : E.TERLON

    Devant les camionnettes d’I-Télé et de BFMTV les Filles du Calvaire ne se laissent pas impressionner. Nos demoiselles ont du caractère. Et c’est ce qui fait tout leur charme ! Braqués sur le Cirque d'Hiver pour le meeting de la candidate écologiste, les médias ne sauraient tarder dans les prochains jours, à entendre parler d'elles.

    Celles qu’évoque leur auteure Jessica Marquez, dans la chanson éponyme de l'album, sont des célibataires sans enfants, libres, indépendantes et fières de l’être. Des héroïnes des temps modernes, à la fois rebelles et vulnérables, qui ont choisi de mettre leur vie amoureuse plus ou moins entre parenthèse pour se consacrer à leur carrière. Bien loin, il est vrai de nos sœurs bénédictines du 17 ème siècle. Que cela n’en déplaise à certains.

    Ce mercredi un seul constat : la politique n'attire pas tous les parisiens. 

    Des militantes d'Europe Ecologie Les Verts devant le Cirque d'Hiver - Crédit photo : E.TERLON

    Pendant que certains font la queue, abrités sour leur parapluie pour assister au Grand meeting de la candidate d'Europe Ecologie Les Verts, d'autres passent leur chemin totalement indiféremments au phénomène. Caméras ou pas. On ne saurait dire si pour le 22 avril ils ont déjà fait leur choix, mais ce mercredi ils ont choisi de soutenir le nouvel album de Jessica Marquez. (voir photos). Même les panneaux électoraux près de la station de métro des Filles du Calvaire n'ont pas la même popularité.. A Voter !

    Crédit photo : E.TERLON

    Crédit photo : E.TERLON 

    Crédit photo : E.TERLON

    Blondes, brunes, fluettes, rondelettes, petites ou grandes, françaises ou étrangères, les filles du calvaire sont sans apriori et ne regardent les autres qu’avec le cœur. Loin des bureaux de vote et des cartes électorales, franches et entières, elles ne font ni dans le « politiquement correct », ni dans les belles paroles. Je vous laisse découvrir l’album disponible également le 23 avril sur le site officiel : http://www.jessicamarquez.fr et en vente lors des concerts.

    Jessica Marquez  sera en tournée dans toute la France à partir du 21 avril au casino de Bandol à 20h30, accompagnée de ses musiciens : Olivier Leani, Jean-Marie Morin et Vincent Lamoure.

    Toute son actualité sur :

    https://www.facebook.com/jessicamarquezofficiel

    http://twitter.com/#!/MarquezJess

    Elodie Terlon  


  • Bestiaire et bestiole par Mosko et Associés /Crédit photo : E.TERLON 

    Mosko et Associés ? C’est l’histoire d’un tandem de choc ! Gérard Laux et Michel Allemand. Deux habitués des bestioles à plumes et à poils et de fins connaisseurs. Ce n'est pas en Afrique, mais bien à Paris au Cabinet d'amateur qu’ils ont choisi de nous présenter leur collection sauvage, à l’occasion de leur nouvelle exposition : Bestiaire et bestioles.

    Un nom qui paraît étrange pour une exposition et pourtant ! Ce ne sont pas de toutes petites bestioles mais de gros bestiaux bien en chair qui sont accrochés aux murs. Lions, tigres, zèbres, girafes, gazelles, ratons laveur et suricates se font éco d'un bout à l’autre de la galerie. A celui qui fera le plus de bruit pour revendiquer son territoire.

    Mosko et associés (Crédit photo : E.TERLON)

    Depuis qu’ils ont élu domicile chez Patrick Chaurin le propriétaire, nos animaux comme tout droit venus du zoo, font les beaux pour épater les visiteurs. Et ça marche ! Même un raton laveur qui d’ordinaire ne fait pas le poids face à l’irrésistible pelage du roi de la jungle, a trouvé des admirateurs au cabinet d’amateur.

    Mosko et associés (Crédit photo : E.TERLON)

    Passionnés de street-art, d’art tout court, photographes et artistes comme Paella viennent admirer les toiles de Mosko et associés. Dans le milieu du street-art ils sont connus comme le loup blanc. Un succès qui s’explique qui assez simplement : un tracé d’une finesse incroyable, des couleurs chaudes, un exotisme à en couper le souffle et le tout sur un plateau d’humour ! Déjà 22 ans que Gérard Laux et Michel Allemand usent leurs pochoirs pour transformer cette jungle urbaine. C’est en 1989 dans le quartier Moskowa situé dans le 18ème arrondissement qu’ils interviennent pour la première fois sur les murs de la capitale. Un quartier qui à l’époque est en pleine démolition. Dans l’intention de protéger le site nos deux artistes décident d’en faire leur atelier à ciel ouvert. C’est de là qu’est né le nom de leur collectif, qui s’est vu collaborer avec Jérôme Mesnager et Némo, entre autres. 

     (Crédit photo : E.TERLON)

    (Crédit photo : E.TERLON)

    Vous l’aurez compris, la nouvelle exposition de Mosko et associés est  bestialement géniale ! Que demander de plus mesdames, qu’un beau félin au regard sauvage ? Et vous messieurs, saurez-vous résister au charme raffiné d’une girafe tachetée ?

    Allez-y et vous m’en direz des nouvelles ! Ces bêtes là ça ne mord pas !

    Performance de Mosko et Associés sur le M.U.R :  


    Exposition jusqu’au 22 avril

    Le cabinet d’amateur

    12, rue de la Forge Royale. 
75011 Paris


    www.lecabinetdamateur.com

    Entrée libre.

     

    Mosko et associés

    http://www.moskoetassocies.fr



  • Manifestation à Paris de la communauté tibétaine de France et des associations françaises pour soutenir les tibétains restés à Lhassa, à l'occasion du 53ème anniversaire du soulèvement tibétain. 

    "La communauté internationale et les médias doivent envoyer une délégation pour enquêter au Tibet et pour soulever le voile de la censure et de la campagne de désinformation." (Lobsang Sangay)

    E.TERLON - 2012 

     

     

     

     

     

     

     


  • 30 ans après le street-art attire toujours les foules. Il tient aujourd'hui une place de plus en plus importante sur le marché de l'art. Face aux autres mouvements, les graffeurs usent de créativité et d'ingéniosité pour continuer de séduire leur clientèle et d'exister. Retour sur un succès.

    Images, voix off et montage : E.TERLON - 2012

    http://www.youtube.com/watch?v=ThUjaA5J6l0


  • Crédit photo : E.TERLON

    Le festival du film tibétain s'est achevé samedi au Cinéma La Clef. Dans une salle comble, l'émotion était au rendez-vous. Cette deuxième édition organisée par les Etudiants pour un Tibet libre, intervient après l'immolation de quatre moines ce mois-ci au Tibet en signe de protestation contre l'occupation chinoise. A savoir, le Lama Sonam Wangyal, Lobsang Gyatso, Ringzin Dorjee et Tamchoe Sangpo. Pour un peuple privé de tout : leur terre, leur liberté, leur langue et leurs traditions, la musique, les chants et les danses sont les seuls moyens de préserver leur culture par delà-les frontières de Lhassa, la capitale tibétaine.

     

    En cette  deuxième journée de présentation de l'art cinématographique tibétain, trois films ont retenus mon attention. Le premier Tibet : Murder in the snow de Mike Gould, retrace le meurtre d'une nonne âgée de 17 ans du nom de Kelsang Namtso. Abattue par la police chinoise dans le col de Nangpa, elle tentait de fuir le Tibet, avec 69 autres réfugiés. Deux d'entre eux ont également été blessés. Ce jour là des alpinistes occidentaux impuissants face à la situation, parviennent tout de même à filmer la scène et aider les survivants. L'histoire a été immédiatement diffusée sur un site internet new yorkais. Aujourd'hui, le film est diffusé en anglais dans plusieurs pays de l'Occident. En réponse, le gouvernement chinois, a quant à lui déclaré que cela faisait partie de la gestion de la sécurité chinoise à l'égard de ses frontières. Rien d'autre.

     

    Voici la bande annonce de "Tibet : Murder in the snow" : 


     

    Le second, The joy of living de Kelsang Tsering Khangsar fait état lui, d'une réalité à travers un personnage bouleversant, empreint de compassion et d'amour pour des chiens errants. Ce personnage c'est une nonne, qui depuis 30 ans consacre sa vie à secourir le "meilleur ami de l'homme". En marge de la société, elle fait son possible, de sa modeste personne pour que ces chiens étendus sur le bord des routes, frêles, affamés et délaissés se sentent aimés au moins, par quelqu'un. 

     

    Et enfin, Little Tibet un documentaire de Nawang N. Anja-Tsang et Joseph Brett. A travers le Ladhak, Sonam le personnage principal revient sur sa terre natale qu'il a dû fuir, à la recherche de ses racines, de son identité. Un voyage émouvant, entre prières, montagnes sacrés, rencontres étonnantes et sacrifices. 

     

    Voici la bande annonce de "Little Tibet ": 

    Pour agrémenter ses projections, plusieurs spectacles ont été bien entendu donnés afin de promouvoir les arts de la scène typiques du Tibet.

    Voici un extrait d'un chant tibétain accompagné à la flûte traditionnelle :

     

    Crédit photo : E.TERLON

    Afin de dénoncer le sort des tibétains, dont la vie est de plus en plus menacée au Tibet, des films/témoignages et documentaures-fictions se succèdent à travers l'Occident. Prochain film de Youri Tchao et Jérémie Camus, baptisé Tibetan is beautiful, le 3 mars à la Maison des associations du IVème (Paris 4) sur la vie de ces réfugiés. Qu'ils vivent en France ou ailleurs les tibétains continueront de plaider leur cause pour la liberté d'un pays aux mains du gouvernement chinois. Depuis 2010, on compterait plus de 831 prisonniers politiques tibétains détenus par la Chine. Pour la plupart des religieux, intellectuels et bloggeurs. 360 d'entre eux auraient été condamnés par les tribunaux et 12 condamnés à la prison à vie, selon le dernier rapport du Centre Tibétain des Droits de l’Homme et de la Démocratie, publié le 30 décembre. 

     

    Le 10 mars une manifestation nationale pour un Tibet libre aura lieu dès 15h au Trocadéro.


  • © http://www.philippebarbosa.com/

    Crédit photo : Philippe Barbosa 

    Il y a encore une semaine vous assistiez à l'élimination de Jessica Marquez dans l'émission "Encore une chance" sur NRJ12. Aujourd'hui, en tant qu'artiste co-auteur et co-compositeur cette fois, elle annonce son grand retour sur le devant de la scène avec un nouveau single intitulé Conne d'Amour. Pour l'accompagner comme il se doit, un clip signé de la main du talentueux réalisateur Pierre Noguéras, visible sur Youtube et Dailymotion depuis le 14 février. Déjà plus de 14 000 vues pour le clip, un classement parmi le top 30 des meilleures ventes de single sur iTunes, sans compter les sites musicaux et blogs qui en parlent. Conne d'Amour est sur le point de créer un véritable buzz sur la toile. 

     

    L'histoire ? A Paris, capitale de tous les amours, c'est dans un décor emprunté aux contes de fées que nous retrouvons Jessica Marquez plus séduisante que jamais. Tantôt revêtue d'un sublime manteau trench rouge, tantôt d'une gavroche et d'une chemise à la titi parisienne, la jeune femme incarne une amoureuse inconditionnelle qui, se remémore l'une des ses plus belles histoires d'amour. Aux portes de Cupidon, devant un joli coeur incarné par l'acteur Sébastien Dupuis, la belle succombe.

    "Sous l'emprise d'un jeu séducteur, que la raison ignore mon coeur" (J.M) 

    Ballades en Vespa rue de Mouzaïa, dîners romantiques, valses à quatre temps chez Uzès au Musée Carnavalet, le ton est donné, nos deux amants s'accordent au rythme passionné d'une guitare. Jusqu'au jour où le désir… est plus fort et la magie prend fin. Y'aurait-il une ombre au tableau ? Goodbye Cupidon, Conne d'Amour voit le jour.

    "Désenchantée des contes de fées, des mecs au syndrome de Peter Pan" (J.M)

    Comme un écho aux relations de couple modernes, le nouveau single de Jessica Marquez reflète une tendance qui ne saurait s'essouffler : la gente masculine ne veut plus s'engager. Et oui ! Dans les désirs sans lendemains l'amour serait-il mis à mort ? Messieurs à vous d'y répondre.

    Conne d'Amour le nouveau clip de Jessica Marquez, disponible aussi sur iTunes, en téléchargement légal (http://bit.ly/zi9SCl) :


    Déjà 10 ans que l'artiste ne laisse pas indifférente, après un premier album, A Fleur de peau en 2003. Cette année elle nous promet encore bien des surprises, notamment un second album baptisé Les Filles du Calvaire dont la sortie est prévue pour le mois d'avril. Nouveaux arrangements musicaux, nouvelle équipe de production à savoir Selyba Editions Production et Sphère studio. Une petite merveille à venir !

     

    Suivez son actualité et ses prochaines dates de concerts sur :

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    Elodie Terlon.

     

     

     

     

     


  • Rafael Gray présente sa nouvelle carte du Monde baptisée "LOVE ME" @place verte, 107 rue oberkampf. Réalisé par : Elodie Terlon - 2012


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    Quik / Crédit photo : E.TERLON

     
     
    Quik / Crédit photo : E.TERLON

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quick et Miss.Tic /Crédit photo : E.TERLON

    Jusqu'au 25 février la galerie Brugier-Rigail confronte deux artistes de street-art : Quik, new yorkais et Miss.Tic, pionnière parisienne. Deux continents, deux styles : l'un est né dans le quartier du Queens, inspiré par la violence urbaine qu'il tourne en dérision à travers des personnages de bande dessinée. L'autre est né à Montmartre et détourne à l'aide de ses pochoirs, l'image de la femme parfaite des magazines féminins pour l'interroger d'un ton provocateur. Deux talents qui suggèrent l'interrogation : est-ce la fin d'un mouvement ou plutôt son renouveau ?

     

     

    De la rue aux galeries d'art

     

    Depuis les années 2000, le street-art a su convaincre les amateurs d'art sceptiques et s'imposer dans les galeries. Autrefois musée à ciel ouvert, accessible à toutes les classes sociales, le street-art se conforme aujourd'hui à d'autres codes destinés à un public plus élitiste, prenant une place de plus en plus importante sur le marché de l'art. Vous trouvez actuellement dans les salles de vente aux enchères, autant d'oeuvres de Monet, que celles du graffeur Obey, pour des sommes comprises entre 10 000 et 20 000 euros.

     

    Les pionniers du street-art en France, à savoir : Gérard Zlotykamien, Blek le rat, Jef Aérosol, Jérôme Mesnager, Miss.Tic… jouent désormais sur les deux tableaux par choix et par contrainte. Mais dans leur quête absolue de visibilité, leur liberté artistique en est-elle biaisée pour autant ? Les street-artistes longtemps dépréciés car apparentés à des vandals, des délinquants qui repeignent les murs de Paris à la bombe, à la nuit tombée, ont maintenant leur place aux cotés des illustres Warhol, Picasso, De Vinci ou encore Rembrandt, à l'instar du graffeur haïtien Basquiat. Abolir les frontières, démolir les clichés, toucher un  large public, c'est le nouveau défi que ce sont lancé les street-artistes ces dernières années. 

     

    Jef Aérosol / Crédit photo : E.TERLON

    Blek le rat

    Exposer en galerie c'est donner rendez-vous au citadin dans un lieu et à une heure précise. L'extirper de son quotidien et lui dire : "Tiens regardes j'ai un message pour toi". Entre quatre murs blancs, le visiteur prend le temps de perdre son temps, une demi-heure, une heure. Le temps semble se suspendre devant la toile. Il l'observe, examine ses détails, la contemple d'un nouvel oeil, sous un nouveau cadre. Il la consomme à sa guise. Et c'est justement c'est consommation qui dérange nos adeptes du street-art de l'époque : le street-art illégal. Qui dit consommation, dit profit. Exposer dans des locaux privés, c'est devenir rentable. L'artiste propose ses oeuvres à la vente, fait faire des affiches, des livres, voire même des t-shirts. C'est qu'on appelle le merchandising.

    Besoin de reconnaissance

    En 2012, en pleine crise économique, faire de l'art pour l'art n'est plus de mise. Tout artiste, même les plus "anti-business" ont des fins de mois à finir. En plus d'un gain de rentabilité, les galeries offrent une certaine reconnaissance aux artistes. C'est un privilège, même s'il est contesté. Certains amateurs d'art trouvent scandaleux que le street-art puisse sortir de la rue et de ses codes pour entrer dans le "chic". En effet, ce dernier attire de plus en plus les marques de luxe : Louis Vuitton, Agnès B... bien que ses ventes ne concurrencent pas encore celles des autres mouvements artistiques. Lorsque vous assister à un vernissage certaines personnes vous diront que pour eux les street-artistes sont avant tout des artisans qui créent pour le plaisir de créer et non pour faire du chiffre. Qu'ils n'ont pas besoin des galeries pour exister. 

    Galerie Brugier-Rigail / Crédit photo : E.TERLON

     Galerie Brugier-Rigail / Crédit photo : E.TERLON

     

    Le graffiti sur les murs étant passible de lourdes amendes, il devient difficile de continuer de créer si l'on passe ses nuits en garde à vue. Miss.Tic en a d'ailleurs fait les frais. ("Depuis, mon arrestation et mon procès pour détérioration publique qui a aboutit en 2000 et à la suite duquel j'ai dû payer une amende, j'ai changé ma façon de fonctionner (...), a-t-elle déclaré dans la Gazette de Berlin). Est-il préférable de prendre des risques et ne s'exprimer qu'à un public minoritaire. Ou bien accepter de se conformer aux normes des galeries d'art et continuer de travailler en toute légalité pour la majorité? Certains vous répondront que le street-art c'est le concept même de l'illégalité et qu'il ne pourrait en être autrement. Que fait-on alors d'une société qui évolue constamment, d'un point de vue légal et architectural. Les street-artistes français qui dans les années 80 se sont emparés des murs de la capitale, composent aujourd'hui en fonction de leurs chers et tendres supports. Les murs se font écho comme les projets d'urbanisation.

     

    Même s'il tient une place importante sur le marché de l'art, le street-art n'est pas exilé de ses trottoirs qui l'ont vu naître. Il se fait juste peu neuve, élevé au même rang que tous les autres mouvements artistiques. Il aura fallu compter plus de 30 ans pour éveiller les esprits. Rendre à ce mouvement  ses lettres de noblesse. Dans la rue il s'admire ou bien s'ignore. C'est au choix de l'intelligence individuelle.  

    Anonyme

     

    Faire du graffiti c'est capter désormais l'instant, comprendre l'essentiel. Voir le street art dans les galeries et les musées c'est une habitude à prendre. Comme le projet de construction de la nouvelle branche du T4 entre Aulnay-sous-bois et Bondy, ça dérange au début puis on s'y habitue. 

     

    Quick : http://www.quiknyc.com/ 

    Miss-Tic : http://www.missticinparis.com/



  • Voyage solo à Séville en décembre 2011.