• Matthias Morin : "Comment les femmes savent ce qu'elles sont supposées faire ?"

    MATTHIAS MORIN : « COMMENT LES FEMMES SAVENT CE QU’ELLES SONT SUPPOSEES FAIRE ? »

    Timide mais pas en mal d’amour, Matthias Morin est un Don Juan et professeur de tango argentin jamais à cours d’inspiration. D'origine sicilienne il a fait le tour de l’Europe par passion, avant de s’installer à Paris. En toute simplicité et sans conformisme.. Rencontre.

     

    D’où te viens cette passion pour le tango argentin ?

    Un jour en revenant de Toulouse en 2004, où je faisais mes études, je me promenais le long des quais de seine avec ma valise et j’ai vu des gens danser. C’était magique. Je n’avais jamais dansé avant. J’ai donc pris des cours presque tous les jours.

     

    Depuis c’est devenu une drogue..

    Oui. J’ai tout sacrifié pour le tango depuis 7 ans. Et ça fait qu’4 ans que je vis de ça.

     

    Que t’apportes le tango dans ta vie de tous les jours ?

    Des émotions fortes, de la magie. Le tango est un bon moyen pour faire des rencontres, c’est très convivial.

     

    Tu enseignes le tango argentin à la Paris Salsa académie..

    J’ai connu cette école grâce à un ami de poker (rires). Je donne des cours débutants tous les jeudis soirs à des adultes. J’essaie de transmettre ma passion. Je ne fais pas ça pour l’argent.

     

    J’imagine que pour danser le tango il faut des années de pratique?

    C’est vrai que c’est l’une des danses les plus difficiles, mais ce qui est important c’est le plaisir d’échanger un moment avec quelqu’un sur la piste. Tout le monde peut danser le tango, ce n’est pas une question de niveau. Mais il faut être patient.

     

    Quelles sont les règles ?

    Le tango est une danse de couple. Les hommes guident et les femmes suivent. Quand l’homme fait un pas à gauche, la femme fait un pas à droite. Je me suis toujours demandé comment les femmes savent ce qu’elles sont supposées faire ? (rires). Le tango c’est de l’intuition. Ce n’est pas comme la salsa où il faut compter quatre pas. Dans le tango il y a un pas de base, mais on improvise à l’extrême. On synchronise les mouvements, on synchronise la respiration.

     

    En parlant de couple, comment as-tu rencontré ta partenaire Delphine (Blanco) ?

    Il y a quelque chose à chaque fois que l’on danse ensemble. C’est fusionnel. Lorsque l’on est parti à Buenos Aires, où j’y ai vécu pendant six mois on nous a proposé de faire des démonstrations dans les lieux les plus prestigieux de la ville. Là-bas on a rencontré Gaston Torelli, l’un des cinq meilleurs danseurs du monde.

     

    Le tango argentin est aussi beaucoup dansé en France, pourquoi ?

    Au départ le tango est une danse qui n’était pas très bien vu. Mais quand il a eu du succès à Paris, il s’est pratiqué chez les classes aisées. Au Balajo et au Moulin rouge on dansait le tango. Les argentins adorent Paris. A l’époque, quand je suis arrivé il y avait un groupe d’argentins qui vivaient à Paris comme Pablo Véron et Céline Ruiz et qui dansaient sur les quais. C’était les cinq meilleurs couples du monde. Ils m’ont beaucoup inspiré.

     

    Propos recueillis par Elodie Terlon

      

    Matthias Morin et Delphine Blanco "Prohibido" :

      

    http://matthiasmorin.blogspot.com 

    http://www.parissalsaacademie.com

     

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