• Découvert au festival "Rêve de Convergence", cet été dans le Sud de la France, je vous conseille cet ouvrage.

    Quelque soit où nous en sommes dans notre cheminement personnel, l'Ennéagramme est un outil étonnant de compréhension de soi, de nos peurs, limites, de nos forces à exploiter. De nos fondations propres et évolutives et de fait de notre interactions avec l'autre et le Monde qui nous entoure.

     

    Au fil de la lecture, 9 types de personnalités exposés :

    1) le perfectionniste (éviter les erreurs) ; 2) l'altruiste (éviter de reconnaître mes besoins) ; 3) le gagnant (éviter les échecs) ; 4) le créatif (éviter la banalité) ;

    5) l'observateur (éviter le vide intérieur) ; 6) le loyaliste (éviter d'être banni du groupe) ; 7) l'épicurien (éviter de souffrir) ; 8) le meneur (éviter la faiblesse) ; 9) le médiateur (éviter le conflit)

     

    En version PDF, bonne lecture ! :

    http://www.docvadis.fr/hubert-klotz/document/hubert-klotz/enn_agramme_ebook/fr/metadata/files/0/file/enneagramme-simplement-gratuit.pdf

    Copyright E.TERLON 

    Elodie Terlon (août 2015)

     


    votre commentaire
  • Histoire du Centre d'Art Haitien

     Voir aussi : Port-au-Prince : Berceau de l'art haïtien.


    votre commentaire

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  • Sur le site officiel de la mairie de Juvignac :

    http://www.ville-juvignac.fr/index.php/Ca%20s_est%20passé?idpage=91&idmetacontenu=3348


    votre commentaire

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  • L'intégralité des épisodes d'Arts Maniacs sur : http://www.mediasdusud.fr/?keys=ARTS+MANIAC%27S


    votre commentaire
  • « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde», disait Gandhi.

     Autrefois philosophie, aujourd’hui art de vivre retrouvé.

    « Cette génération 0 a tout à l’extérieur : richesse, succès, beaux vêtements, jolies voitures, mais elle est cruellement vide à l’intérieur. Ce vide dans nos poitrines, cette stérilité dans nos cœurs, ce néant au centre de nous-mêmes est l’endroit où, un jour, un cœur battait et où logeait l’amour.» (M. Jackson)

    Etre humain jeté dans le capitalisme outrancier de nos sociétés modernes, tu t’es égaré. Par ton égo démesuré, ta vie chronométrée, tu t’es divisé. Séparé de l’Autre et de ton  « moi » sacré. Tu as oublié l’unique valeur qui ne s’achète pas, au profit du Progrès. Nouvelle ère, nouvelle voie, en quête de SOI. Etre sans Avoir pour savoir être. Etre sans paraître, désormais tu seras. Et si demain t’étais conté… ô Simplicité, aujourd’hui tout recommencer.


    Documentaire : Être sans avoir par France3-Bourgogne 

     Au cœur du Soi

     Il y a Toi, il y a Moi

     Au cœur du Nous

     Il y a eux, il y a Vous

     Frères, Sœurs, semons, chantons

     Ensemble, luttons, vibrons.

     

     Point d’utopie, simple envie,

     D’Etre, en vie, non plus d’Avoir

     Ces petits riens, loin du Grand Tout

     Ces petits riens qui nous rendent fou.

     Gagner ta vie, usé, aigri, hérésie ami (e), vis ! Donner c’est pouvoir.

     

    Qu’advienne que pourra, donnes, donnes et tu recevras

    S’il faut un jour laisser une trace même infime soit-elle,

    Puisse t-elle, même fugace, au moins être belle.

     

    Point d’utopie, sœur, frère, pensons

    Créons, ce monde à refaire, sur la toile nue tendue, à bras ouverts

    Rien n’est perdu. Déconditionnons Ici, maintenant, nos esprits d’hier,

    Pour un meilleur présent de l’instant, tout est offert.

     

    Au cœur du Tout, plus de mystère,

    Nous sommes unis, enfants de la Terre.

    Ö cœur surtout, plus de frontières

    Ni élites, ni murs, ni dogmes sectaires

    Ö Ciel, Terre, Mer, Océans

    Nous vous devons le changement.

    Elodie Terlon (Juin 2014)


    votre commentaire
  • Images et Montage : Elodie Terlon (juin 2014).

    Promo sortie de "l'Impatiente ", le 1er livre autobiographique d'Emmanuelle Benhamou.

    Spot pub "L'impatiente" : https://www.youtube.com/watch?v=WTl7I3DgJMs&feature=youtu.be

    L'impatientehttps://www.facebook.com/pages/Limpatiente/606292582792876


    votre commentaire
  • Réalisation : E.TERLON.


    votre commentaire

  • votre commentaire
  •  


    votre commentaire
  • Images : E. Terlon, B. Brayner, E. Monaco

    Voix off : C. Alonso 

    Montage : S. Zulian


    votre commentaire
  • Voix off et images : E.Terlon 
    Montage : S. Zulian


    votre commentaire
  •  Voix off et images : E.Terlon

    Montage : S. Zulian


    votre commentaire
  • Mieux connu sous son manteau de préfet et chef de la Résistance, Jean Moulin était un passionné d’art contemporain, grand collectionneur de tableaux et un fin dessinateur. Une passion devenue couverture longtemps cachée par ses proches. Celui qui était passé maître du langage codé, aurait-il voulu laisser d'autres messages derrière la toile ? 

    "Redécouvrir Jean Moulin"

    Exposition visible jusqu'au 29 décembre 2013

    Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin

    23, allée de la 2e D.B. - Jardin Atlantique - 75015 Paris

    Reportage : E.TERLON (Juillet 2013)


    1 commentaire
  •  

    "De force" by Thierry Hay - Crédit photo : E.TERLON

     

    Deux ans après "Métamorphose", nous retrouvons Thierry Hay ce samedi 23 février à Paris, lors du vernissage de sa nouvelle exposition "Bruits de tête".

    Au sein da la bien nommée galerie Claude Samuel, l'ancien archéologue devenu journaliste et artiste-peintre contemporain, nous décrit ses nouveaux portraits, toujours emplis de leurs angoisses, leurs doutes, mais plus mâtures,  plus gais. Les couleurs se sont invitées au noir inquiétant. Les pleins et les vides ne forment plus qu'une seule et même toile. Un seul et même Monde.

    INTERVIEW par Elodie Terlon :

     

    Thierry Hay site officiel 

    http://thierryhay.com/

    "Bruits de tête" jusqu'au 17 mars à Galerie Claude Samuel.

    http://www.claude-samuel.com/


    votre commentaire
  • Martine Brousse - Copyright : La chaine du coeur

     Vous ne l’a connaissiez pas encore ? Mieux vaut tard que jamais ! « La Voix de l’enfant » est une association qui protège les droits des enfants en France et partout dans le Monde. Et oui, il ne suffit pas seulement d’aller dans les pays sous-développés pour rencontrer la violence, pour se rendre compte de l’atrocité dont sont victimes tous les jours certains enfants, tout près de chez nous, parfois, derrière nos portes. A l’occasion de la sortie de la Compilation « Les voix de l’enfant » et du single « Je reprends ma route », Martine Brousse, Déléguée Générale de cette association m’a fait l’honneur de m’accorder cette interview, avant d’embarquer pour Lille où un nouveau meeting l’attend.

     

     Bonjour Martine Brousse, pouvez-vous nous présenter l’Association dont vous faites partie. Comment est-elle née ?

     Martine Brousse : Bonjour, alors… « La Voix de l’enfant » est née suite au génocide au Cambodge (1975-1979). Un certain nombre de fondateurs étaient présents dans les camps de réfugiés au Cambodge. Et à partir de là, à leur retour, on a crée l’association. Tout en sachant que chaque association (parmi les 78 réparties dans le Monde) devait garder son indépendance.

     

     En novembre dernier est sortie la compilation « Les Voix de l’enfant" suivi du single « Je reprends ma route », un projet collectif initié par Mathieu Johann avec une quarantaine d’artistes…

     M.B : Oui une quarantaine d’artistes dont Noah (Yannick), Lâam et bien d’autres comme vous avez dû le voir. Et surtout ce qui est extraordinaire c’est qu’ils ont tous répondu présents. Ils se sont déplacés en studio, ils ont vraiment témoigné de leur engagement. Ce que je voudrais, c’est rendre hommage à Mathieu Johann. C’est un homme merveilleux qui fait partie de l’association depuis plus 10 ans maintenant. C’est un engagement régulier, pas ponctuel. Il est non seulement disponible, mais il est créatif, il fait bouger les choses.

     Etes vous souvent sollicitée par des artistes pour réaliser ce genre de projet ?

     M.B : Ce n’est pas les artistes, c’est Mathieu Johann qui a pris son bâton de pèlerin et qui a mobilisé les artistes. Comme pour les Restos du Cœur qui organisent chaque année le concert les « Enfoirés », on aimerait qu’il y ait un rendez-vous pour les enfants.

     Les fêtes de Noel sont-elles un bon moyen pour l’Association d’encourager le soutien des donateurs ?

     M.B : Oui, déjà pour la sortie de la compilation le Parc Astérix a délivré 50 entrées pour les enfants. Et l’après midi, un concert a été organisé avec les artistes. Nous rappelons que Noel est une fête laïque, nous touchons toutes les familles.

     Quels événements l’Association prévoit cette année pour les enfants défavorisés ?

     M.B : Mardi prochain, il y aura le « Noel des associations » avec une cinquantaine d’enfants invités. C’est au Musée de l’Homme, en partenariat avec GDF-Suez. Il y aura des ateliers pour les plus petits et un goûter. Vous savez combien le goûter est important pour les enfants (rires). Mercredi prochain, nous aurons un Noel avec les plus grands en partenariat avec le concessionnaire automobile Renault.

     Au départ Carole Bouquet et Bruno Solo, ont été les premiers porte-parole de l’Association, aujourd’hui combien d’ambassadeurs-membres travaillent à vos côtés ?

     M.B : Nous n’avons qu’un porte-parole qui est Carole Bouquet depuis 36 ans maintenant. Nous avons une histoire assez incroyable avec elle. C’est quelqu’un qui si elle doit intervenir elle le fait. Bruno est d’avantage engagé sur la pédo-criminalité. Et Carole s’occupe plutôt de la protection de l’enfant. Ils touchent un public différent mais ils sont complémentaires.

     Vous qui avez reçu le grade d’officier de la légion d’honneur, quel est votre rôle en tant que Déléguée générale ?

     M.B : J’ai été dix années directrice de « La Voix de l’enfant » pour l’axer sur la pérennité avant de passer les reines. Maintenant je m’occupe de la partie plus politique. Je m’occupe de toute la communication des partenaires financiers, SFR, GDF-SUEZ, Renault… ce sont des partenaires fidèles depuis 20 ans pour certains.

     Depuis votre arrivée à l’association, quel cas a été le plus difficile à gérer ?

     M.B : Tous les cas sont difficiles. Que ce soit les victimes de guerre, de maltraitance, d’exploitation domestique. Dès qu’il y a souffrance d’enfant c’est toujours insupportable. Si on avait changé le système il n’y aurait pas eu l’affaire Marina. Cette violence, cette souffrance faite aux enfants est insupportable. On doit crier notre indignation. On ne fait pas assez !

     Pour protéger les droits des enfants, « La Voix de l’enfant » a mis en place des permanences juridiques téléphoniques et des unités d’accueil …

     M.B : Nous avons une vingtaine d’avocats dans toute la France. Ils accueillent les familles dans le conseil et l’orientation.

     Le Manifeste pour l’enfance, qu’est ce que c’est ?

     M.B : C’est assez long, mais vous pouvez le retrouver sur notre site. Il y a une partie nationale et internationale, avec un accueil adapté pour les mineurs isolés et non accompagnés. Il y a un Pacte avec des milliers de signatures.

     Chaque année en France, 260 000 enfants seraient victimes de maltraitance. Toutes les semaines dans les faits divers de nouveaux drames… quel est votre message au gouvernement français pour réduire cette maltraitance infantile ?

     M.B : D’abord, il faut qu’il y ait des campagnes de sensibilisation. Il faut changer le système social. Nous demandons un principe de précaution de l’enfant, à partir du moment où l’on sait que l’enfant est en danger. Ne plus envoyer un courrier avant d’aller chez les familles. Ne pas les prévenir systématiquement. Il ne faut pas que les visites se fassent uniquement entre 9h et 17h. La maltraitance c’est le soir et le week-end. Nous demandons à ce qu’un éducateur soit nommé et que cela ne soit pas un travailleur social de la famille. Nous voulons qu’il y est des formations spécifiques pours les travailleurs sociaux.

     L’heure à malheureusement sonnée, Merci Martine Brousse..

    En attendant, la réponse du gouvernement, le combat continue. La compilation des « Voix de l’enfant » produite par My Major Company est dans les bacs depuis le 19 novembre pour sensibiliser le public sur la souffrance infligée aux enfants et récolter des fonds pour l’association. Pas mal comme cadeau pour Noel non?

     Parce qu’il y a toujours mille soleils à l’envers des nuages, découvrez le clip officiel de « je reprends ma route » : 

     (Ps : N'oubliez pas de cliquer sur les petits liens)

    Elodie Terlon.


    2 commentaires
  • Juan Carlos Caceres - Crédit photo : Diego Lotierzo

    De retour sur les scènes parisiennes, Juan Carlos Caceres a enchanté le Salon Honnorat (Paris 14eme), mercredi soir, à l’occasion de la soirée d’inauguration du 15ème Festival Paris Banlieues Tango, organisé une fois de plus par Claude Namer.

     

    20h : Les portes du Salon Honnorat sont déjà grandes ouvertes et la foule déjà pressée de venir chercher son petit ticket d’invitation. Et oui, ce soir c’est entrée libre ! Et celui que tout le monde attend pour 20h30 c’est Juan Carlos Caceres, artiste argentin de renom, aux multiples talents, accompagné de ses musiciens : Frédéric Trouet (clarinette), Guillermo Venturino (percussions) et Didier Schmidt (contrebasse).

    Juan Carlos Caceres connu pour son répertoire revisité du tango negro a offert au public plusieurs adaptations jazz des années 70 et certains titres de ses précédents albums. Prochainement, il s’apprête à offrir un beau cadeau aux « aficionados » de la musique jazz, avec « Gotan Swing » son nouvel album, confie-t-il à la fin du concert.

    20h46 tapantes, débute le show : « Un, dos, tres, quatro », Juan Carlos Caceres donne la mesure. Et comme à son habitude, c’est par une petite histoire qu’il commence son spectacle. Direction Buenos Aires, Argentine, le pays de son enfance. Retour aux sources, aux origines. Les siennes tout d’abord, mais aussi celles du tango, de ce qu’il appelle le « véritable tango ».

    Le premier morceau est un « ragtime », cette musique primitive du XIXème siècle née aux Etats-Unis, qui propulsera plus tard le jazz.

    Vient ensuite un jazz des années 70, joyeux et  tout à fait charmant.

    En 4 ème position, le tango débarque à nouveau, celui des années 40, plus sanguin, baptisé « Inspiración ». Incontrôlable et fougueux, c’est un tango virevoltant qui se joue devant nos yeux.

    Crédit photo : E.TERLONUne main sur le clavier, l’autre sur le cuivre, la bouche devant le micro, l’artiste fera ensuite sonner le trombone, qu’il manie aussi remarquablement que le piano. N’est pas multi-instrumentiste qui veut !

    6ème morceau : Le tango classique et le ragtime se croisent et s’enlacent pour créer « Independencia ».

    Retour ensuite à la capitale argentine d’autrefois. Réputée pour être une ville de joie et de filles. C’est le « BS AS Charleston ». Comme son nom l’indique, c’est un titre emprunt du charleston américain des années 20.

    8ème morceau : un tango inconnu et pudique se dévoile, avant de laisser place à la « Habanera », très festive, teintée de milonga et de bossa nova.

    Le 12ème morceau est un hommage à l’illustre Astor Piazzolla avant d’enchaîner sur une murga baptisée « La Retirada », une musique très populaire en Argentine. Sur un rythme de carnaval, elle se joue avec un piano, une contrebasse, un trombone, des percussions et parfois une clarinette comme ici, écoutez :

    Instrumental de "La Retirada" de Juan Carlos Caceres, au Salon Honnorat :

     

    Avec la même énergie, arrive ensuite « La Cumparsita », suivi d’un deuxième hommage à Astor Piazzolla qui reçoit un tonnerre d’applaudissements. L’occasion pour Juan Carlos Caceres et ses musiciens de saluer leur public. 

    Crédit photo : E.TERLON« Un, dos, tres, quatro », le concert reprend avec « Tango negro », le grand classique de l’auteur-compositeur-interprète. Le public bat le rythme avec les mains et une fois de plus, c’est un tonnerre d’applaudissements.

    On approche de la fin du concert. Chaque musicien se présente tour à tour par un solo avant de saluer le public à nouveau. Pour le plaisir, deux derniers morceaux : un tango inconnu et « La Retirada », chaleureusement applaudit.

    22h pile : Fin du concert, silencieusement, le Quartet se retire.

    A 76 ans, Juan Carlos Caceres c’est la bonne humeur et la simplicité. Sur scène, précis et ferme, il ne s’encombre pas de notes inutiles. Avec une maîtrise surprenante, « el maestro » enchaînent les titres avec douceur et  passion, égaillant si facilement vos sombres soirées d’automne.

    Pour ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de le rencontrer, Juan Carlos Caceres sera en concert le 12 octobre au Théâtre des Cinq Diamants (20h), le 13 octobre à la Maison de l’argentine (17h30) et le 14 octobre au Bataclan (17h).

    Bien d’autres surprises à découvrir tout au long du Festival Paris Banlieues Tango qui se tiendra jusqu’au 30 novembre, à Paris.

     

    Pour revoir l’interview de Juan Carlos Caceres accordée à "Sans Frontières" en 2011 :

    http://www.juancarloscaceres.com/fr/

    Elodie Terlon.

     


    votre commentaire
  •  

    Crédit photo : Fabrice Lastavel

    Remarquée lors de la Fashion Night Couture de Saint-Martin de Ré en août dernier, c’est dans un café parisien que Wafaa Lahlah a accordé cette interview à Sans Frontières l’Information Universelle. A 36 ans, humble et déterminée, c’est avec sincérité qu’elle nous dévoile sa carrière de créatrice de mode, avec sa toute nouvelle collection baptisée «Arc en Ciel». Sa vie de maman, ses futurs projets. Dans un charmant voyage entre l’Algérie et la France, elle nous ouvre les portes de la haute couture. Rencontre.

     

    Wafaa Lahlah bonjour.. Tu es créatrice de mode, tu vis aujourd’hui à Paris, mais c’est à Oran (Algérie) que tu as grandis. Depuis toute petite tu rêvais de faire ce métier ?

    Wafaa Lahlah : Oui Bonjour. Et bien oui c’est ma passion depuis toute petite. J’ai grandis dans le ronron de la machine avec ma mère. Etant petite j’aidais déjà ma mère à relever ses patrons, à faire des faufilages. Donc j’ai baigné dans ce monde de la couture, de la création avec ma mère et ça m’a vraiment donné envie de le poursuivre et j’étais sûre d’embrasser une carrière dans la mode.  

    En Algérie tu obtiens un CAP de prêt-à-porter, puis un diplôme en stylisme et modélisme. Tu crées ta propre école  de couture à 23-24 ans. Quelles étaient tes ambitions à cette époque là ? 

    W.L. : Je ne me suis pas arrêtée au CAP, au contraire. J’ai voulu continuer et je veux encore continuer. J’ai créée mon école. J’avais presque deux cent filles dans cette école. Je faisais tout ce qui concerne la couture. Que ce soit du prêt-à-porter, de la couture traditionnelle, de la peinture sur soie, de la broderie. Après avoir obtenu le BTS de stylisme-modélisme, j’ai été major de ma promotion, là j’ai voulu aller loin. Donc ma première destination c’était Paris qui est la capitale de la mode. En 2005 j’ai fais la Foire internationale de l’artisanat à Nancy. Ensuite je suis retournée en Algérie, je suis revenue avec une collection de haute couture. J’ai fais mon premier défilé de mode en 2006 en partenariat avec l’agence  « Les Mistinguettes » ici à Paris et c’est là que j’ai décidé de m’installer carrément, à Paris.

    « Rien ne me fait peur dans le monde de la mode. »

    Qu’est ce qui t’attires dans le monde de la création, un monde de conte de fées que l’on peut, lui contrôler ? 

    W.L. : Oula.. Je vis avec ça quoi,  la création. Je suis avec vous je crée, je dors je crée, je me lève je crée. C’est ma nature. Depuis toute petite j’ai des idées que je veux exploiter. C’est ma passion. J’adore la créativité, j’adore tout ce qui sort de l’ordinaire. J’adore l’élégance, j’adore habiller la femme, j’adore la féminité.

    Avant de venir t’installer à Paris tu as été costumière et habilleuse pour le Théâtre d’Oran. Quel souvenir en gardes-tu aujourd’hui ?

    W.L. : C’était une très très belle expérience pour moi. C’est là que j’ai fais tous les costumes de l’époque de cette épopée, de l’Emir Abdelkader. J’ai eu les félicitations du producteur, des gens qui ont vu l’épopée. Elle a eu beaucoup de succès.

    Pour tes premiers défilés en Algérie, quel accueil as-tu reçu ?

    W.L. : Ah c’était vraiment un accueil chaleureux c’est pour ça que je continue. Et puis j’ai eu un très bon retour que ce soit du public, des journalistes, des gens qui m’ont aidé.. donc voilà, que du positif.

    Depuis ton arrivée à Paris, face à la concurrence de quelle manière te démarques-tu ?

    W.L. : Rien ne me fait peur dans le monde de la mode. Je suis créatrice, je me démarque par mon propre style à moi. Et c’est un défi à relever. Plus tard j’aurai mon label si Dieu le veut. 

    A Saint-Martin de Ré lors de la Fashion Night Couture nous avons découvert ta nouvelle collection        « Arc en ciel », peux-tu nous en dire plus ?

    W.L. : Je l’ai appelée « Arc en ciel » déjà parce qu’il y a toutes les couleurs de l’arc-ciel dans la collection. C’est les couleurs de l’été aussi. On avait le choix cette année. Ma collection est conçue avec des matières nobles et naturelles. Je travaille beaucoup avec des plumes, des coquillages, les peaux de serpent. Tout ce qui est naturel et minéral. J’adore puiser dans la nature, c’est mon inspiration si vous voulez. Je m’inspire beaucoup de la nature, je m’inspire beaucoup des animaux que ce soit pour les couleurs, les matières.

    Jessica Le Bleis by Wafaa Lahlah - Crédit photo : F. Lastavel

    D’où viennent-elles ces matières, de France ? Du Maghreb ?

    W.L. : Ca dépend. Un peu partout, là où je voyage. Quand je trouve un truc qui me plaît j’achète et je le cache. Quand l’inspiration elle est là, quand la création elle est là je l’utilise, tout simplement.

    On peut dire que ta collection a plutôt été remarquée à Saint-Martin de Ré. Serait-ce la voie du succès selon toi ?

    W.L. : Oui d’après le public, d’après Monsieur Philippe (Noel) qui est l’organisateur, d’après les journalistes. Je n’ai eu que des bons retours, je pense que tout ça c’est  prometteur pour moi. C’est positif. Je suis sur la bonne voie, il faut juste continuer et persévérer. 

    Sur le podium on a vu plusieurs mannequins. Peux tu nous  présenter celles qui ont porté ta collection ?

    W.L. : Alors voilà il y a déjà Marie N’Dao qui est top model et connue ici en France. Il y a eu Jessica Le Bleis qui est Miss Bretagne. Il y avait Lucie aussi qui est un mannequin professionnel. On a vraiment eu la chance de travailler avec des mannequins pro. Elles ont vraiment mis les robes en valeur sur le podium. C’était un honneur pour moi de travailler avec des mannequins comme celles de l’Ile de Ré.

     

     

                                             Marie N'Dao by Wafaa Lahlah - Crédit photo : F. Lastavel

    Ce jour là, lors du défilé on t’a vu soucieuse du détail, également pour le choix de la musique. Est-ce que le travail, la rigueur sont plutôt innés chez toi ?

    W.L. : Ah oui. Je suis très perfectionniste dans tout. J’aime que tout soit fait vraiment minutieusement. La musique c’est moi qui l’ai choisi, mon frère m’a aidé. C’est un musicien algérien. Il s’appelle Mohamed Rouane. Et si vous avez remarqué c’est une musique qui va très bien avec ma collection. Ça permet aussi de voyager un peu. C’est une musique douce qui monte en crescendo. Donc j’ai essayé de mélanger ça avec les robes, avec l’ambiance où on était, avec l’endroit.


    Pour chaque modèle combien de temps de fabrication ?

    W.L. : Alors ça dépend. Comme ça a été conçu à la main il y a des modèles comme la « plume de paon », par exemple, qui m’a pris presque quatre mois de travail. La « plume de coq » c’était un mois et demi. Ca dépend des modèles mais le plus long c’était la      « plume de paon ».

    Cette rigueur dont on parlait précédemment est une qualité, une valeur que tu cherches à inculquer à tes trois jeunes garçons ? Rappelons que tu es maman..

    W.L. : Ah oui je suis dessus déjà dès maintenant ! (rires). C’est ce que je dis à mon grand, parce que les autres sont petits. Voilà, j’aime qu’il soit comme moi, en mieux, en beaucoup mieux. Donc je suis derrière lui justement, sur le détail, sur tout quoi. Ça c’est un truc que je ne laisse pas passer (rires).

    Comment gères-tu cette vie de maman et ta vie professionnelle ?

    W.L : Ça c’est très très difficile pour moi sincèrement. Je me bats, c’est le parcours du combattant, si vous voulez. Je suis en ce moment mère isolée avec 3 enfants. Donc je gère mon rôle de maman, je fais à côté un boulot alimentaire et le soir quand les enfants dorment, là je me consacre à ma création. Donc voilà, ce n’est pas évident mais je me bats pour la bonne cause.

     « Je suis à la recherche d’un mécène et en même temps de sponsors. »

    Dans ce monde assez difficile de la mode, c’est important de rester vraiment proche de ta famille ?

    W.L. : Oui ma famille c’est sacré pour moi. Surtout mes enfants ils ont besoin de moi, donc je suis là pour eux, je resterai là pour eux. Mais ça ne m’empêche pas de continuer dans mon domaine, ça ne m’empêche pas de voyager. Ça ne m’empêche pas de progresser dans mon métier. En étant toujours maman tendre et protectrice de ses enfants.

    Aujourd’hui à 36 ans de quoi es-tu le plus fière ?

    W.L. : Déjà je suis fière d’avoir mes trois garçons (sourire). Je les adore mes enfants. Je suis fière aussi de mon parcours, de tout ce que je fais. Mais c’est pas fini. Ce n’est qu’un début pour moi.

    As-tu l’ambition de créer ta place dans cette capitale ? 

    W.L. : Ça c’est l’objectif. Je voudrais être l’ambassadrice de mon pays en France et un peu partout dans le Monde dans le domaine de la mode. Et je veux créer ma place dans le domaine de la haute couture et je battrais jusqu’à ce que j’y arrive. En ce moment je suis en train de lancer un appel pour trouver mon mécène. Quelqu’un qui croit en mon talent, qui me fait confiance et qui pourra investir sur moi. Vous savez la haute couture c’est un domaine qui demande beaucoup d’argent, pour organiser des défilés c’est pas évident. Donc maintenant je suis à la recherche d’un mécène et en même temps de sponsors, pourquoi pas, pour organiser des défilés de mode un peu partout.

    A quelques jours de la Fashion Week de Paris quels sont tes projets pour cet automne ? Un nouveau défilé peut-être ? 

    W.L. : Je suis en train d’organiser un défilé à Paris mais je ne sais pas quand est-ce qu’il aura lieu. Pas encore. Rien n’est confirmé pour le moment. Mais normalement oui.

    Wafaa Lahlah le message est passé. Merci de nous avoir accordé de ton temps pour cette interview. A la prochaine !

    W.L. : Merci.

    Propos recueillis par Elodie Terlon.

    Suivez les prochains défilés de Wafaa Lahlah sur Facebook et retrouvez les photos de sa collection sur Flickr. 


    4 commentaires
  •  By Pierre Richard Jean - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    Qui l’eut cru ? Sous les décombres laissés par le séisme de 2010 est enfouie la plus ancienne galerie d’Haïti : Le Centre d'Art.

    C’est en 1944 que tout à commencé. Le "Centre d’Art" a été crée sous l’initiative d’un américain Dewitt Peters pour permettre aux peintres et sculpteurs haitiens de dévoiler leurs œuvres au grand public. L’art dit «naïf»,  devint plus tard l’une des plus grandes richesses d’Haïti. 

    Ce même Dewitt Peters se chargera de révéler de nombreux talents locaux à cette époque là.

    Voici la vidéo du "Centre d’Art" de Port-au-Prince dans les années 50.

    Rappelons, qu’autrefois l’art du peintre haïtien était similaire à l'exutoire d’une vie qu'il voulait taire. D’un esclavage dont il voulait se défaire. Plus facile avec un pinceau qu’avec des mots, la peinture traduisait son indicible contestation. 

    Une touche sur la toile de sa vie

    Haute en couleur devant le voile point de gris

    Dissimulée sous le vernis

    La douleur de l’esclave s’estompe dans la nuit

     

    Aplat de colère sous un rouge foncé

    Pointillisme d’espoir par un ciel bleuté

    Transparence d’une lutte contrastée.

     

    N’est libre que la voix qui espère

    Sortir de ce champ de misère,

    Relâcher ses frères de la terre.

     

    Léger pourtant le tracé du peintre engagé

    Au cœur dilué dans l’ère du Temps,

    Au corps lourd, parfois écorché

    Il n’en demeure que des craquelures d’Antan.

     

    By Garry Rochebrun - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    By Michaelle Obin - Crédit photo : Galerie Tropical Art

     

     

     

     

     

     

     

    Derrière les couleurs de son art, l’artiste haïtien a toujours su faire rejaillir la vie malgré la mort inévitable, la joie à travers la douleur silencieuse, le temps qui défile. Témoin de son époque, acteur d’un patrimoine et fier de son identité. 

    By Jean-Marie Espiegle - Crédit photo : Galerie Tropical Art

    Depuis 2011, le "Centre d’Art" est en cours de rénovation, 5000 tableaux et 1 millier de sculptures ont déjà été extirpés des gravats et restaurés grâce au Plan de sauvetage du Centre de Sauvetage des Biens Culturels (CSBC). Un centre dirigé par Olsen Jean-Julien afin de préserver le patrimoine culturel d'Haiti endommagé ou menacé de disparition. 

    Le tourisme l’agriculture et l’art, les trois fers de lance d’Haiti, pourraient bien retrouver d’ici quelques années leur vigueur, sous le mandat de Michel Martelly.


    votre commentaire
  • Crédit photo : E.TERLON

    18H30 : Métro Filles du Calvaire, mercredi c’est l’heure de pointe. Dans une demi-heure, alors que la pluie bat son plein, Eva Joly la candidate d’Europe Ecologie Les Verts s’apprête à donner son Grand meeting au Cirque d’hiver (Paris 3ème), pour mobiliser ses troupes et remonter dans les sondages. 2% d’intentions de vote c’est maigre, et le premier tour des élections présidentielles c’est dans trois jours. Le compte à rebours est lancé !

    Sur le trottoir d’en face, ciel bleu sur le Boulevard ! Et pour cause, question sondage « Les Filles du Calvaire » elles sont au top. Je veux parler du nouvel album de Jessica Marquez bien sûr. Co-auteure et co-compositrice Jessica Marquez a su réunir dans ce nouvel opus, toute la sensibilité et les couleurs musicales qui l’a nourrissent au quotidien. ­De la pop qui swing aux sonorités hispaniques. Et oui, l’artiste est certes native de Lorraine mais a de belles origines andalouses à son arc. Des textes de qualité, de la musique de qualité, que dire c’est le mariage idéal !

    Disponible en téléchargement légal sur iTunes, Amazon, Fnac, Virgin

     

    Numéro 1 des meilleures ventes d’album

    A peine deux jours après sa sortie le 16 avril, l'album de Jessica Marquez est toujours classé numéro 1 des meilleures ventes d’album sur Fnac.com et reste dans le Top des meilleures ventes sur Amazon et iTunes. Pari réussi sur les plateformes de téléchargement légal ! Et la suite ?

    Crédit photo : E.TERLON

    Devant les camionnettes d’I-Télé et de BFMTV les Filles du Calvaire ne se laissent pas impressionner. Nos demoiselles ont du caractère. Et c’est ce qui fait tout leur charme ! Braqués sur le Cirque d'Hiver pour le meeting de la candidate écologiste, les médias ne sauraient tarder dans les prochains jours, à entendre parler d'elles.

    Celles qu’évoque leur auteure Jessica Marquez, dans la chanson éponyme de l'album, sont des célibataires sans enfants, libres, indépendantes et fières de l’être. Des héroïnes des temps modernes, à la fois rebelles et vulnérables, qui ont choisi de mettre leur vie amoureuse plus ou moins entre parenthèse pour se consacrer à leur carrière. Bien loin, il est vrai de nos sœurs bénédictines du 17 ème siècle. Que cela n’en déplaise à certains.

    Ce mercredi un seul constat : la politique n'attire pas tous les parisiens. 

    Des militantes d'Europe Ecologie Les Verts devant le Cirque d'Hiver - Crédit photo : E.TERLON

    Pendant que certains font la queue, abrités sour leur parapluie pour assister au Grand meeting de la candidate d'Europe Ecologie Les Verts, d'autres passent leur chemin totalement indiféremments au phénomène. Caméras ou pas. On ne saurait dire si pour le 22 avril ils ont déjà fait leur choix, mais ce mercredi ils ont choisi de soutenir le nouvel album de Jessica Marquez. (voir photos). Même les panneaux électoraux près de la station de métro des Filles du Calvaire n'ont pas la même popularité.. A Voter !

    Crédit photo : E.TERLON

    Crédit photo : E.TERLON 

    Crédit photo : E.TERLON

    Blondes, brunes, fluettes, rondelettes, petites ou grandes, françaises ou étrangères, les filles du calvaire sont sans apriori et ne regardent les autres qu’avec le cœur. Loin des bureaux de vote et des cartes électorales, franches et entières, elles ne font ni dans le « politiquement correct », ni dans les belles paroles. Je vous laisse découvrir l’album disponible également le 23 avril sur le site officiel : http://www.jessicamarquez.fr et en vente lors des concerts.

    Jessica Marquez  sera en tournée dans toute la France à partir du 21 avril au casino de Bandol à 20h30, accompagnée de ses musiciens : Olivier Leani, Jean-Marie Morin et Vincent Lamoure.

    Toute son actualité sur :

    https://www.facebook.com/jessicamarquezofficiel

    http://twitter.com/#!/MarquezJess

    Elodie Terlon  


    votre commentaire
  • Bestiaire et bestiole par Mosko et Associés /Crédit photo : E.TERLON 

    Mosko et Associés ? C’est l’histoire d’un tandem de choc ! Gérard Laux et Michel Allemand. Deux habitués des bestioles à plumes et à poils et de fins connaisseurs. Ce n'est pas en Afrique, mais bien à Paris au Cabinet d'amateur qu’ils ont choisi de nous présenter leur collection sauvage, à l’occasion de leur nouvelle exposition : Bestiaire et bestioles.

    Un nom qui paraît étrange pour une exposition et pourtant ! Ce ne sont pas de toutes petites bestioles mais de gros bestiaux bien en chair qui sont accrochés aux murs. Lions, tigres, zèbres, girafes, gazelles, ratons laveur et suricates se font éco d'un bout à l’autre de la galerie. A celui qui fera le plus de bruit pour revendiquer son territoire.

    Mosko et associés (Crédit photo : E.TERLON)

    Depuis qu’ils ont élu domicile chez Patrick Chaurin le propriétaire, nos animaux comme tout droit venus du zoo, font les beaux pour épater les visiteurs. Et ça marche ! Même un raton laveur qui d’ordinaire ne fait pas le poids face à l’irrésistible pelage du roi de la jungle, a trouvé des admirateurs au cabinet d’amateur.

    Mosko et associés (Crédit photo : E.TERLON)

    Passionnés de street-art, d’art tout court, photographes et artistes comme Paella viennent admirer les toiles de Mosko et associés. Dans le milieu du street-art ils sont connus comme le loup blanc. Un succès qui s’explique qui assez simplement : un tracé d’une finesse incroyable, des couleurs chaudes, un exotisme à en couper le souffle et le tout sur un plateau d’humour ! Déjà 22 ans que Gérard Laux et Michel Allemand usent leurs pochoirs pour transformer cette jungle urbaine. C’est en 1989 dans le quartier Moskowa situé dans le 18ème arrondissement qu’ils interviennent pour la première fois sur les murs de la capitale. Un quartier qui à l’époque est en pleine démolition. Dans l’intention de protéger le site nos deux artistes décident d’en faire leur atelier à ciel ouvert. C’est de là qu’est né le nom de leur collectif, qui s’est vu collaborer avec Jérôme Mesnager et Némo, entre autres. 

     (Crédit photo : E.TERLON)

    (Crédit photo : E.TERLON)

    Vous l’aurez compris, la nouvelle exposition de Mosko et associés est  bestialement géniale ! Que demander de plus mesdames, qu’un beau félin au regard sauvage ? Et vous messieurs, saurez-vous résister au charme raffiné d’une girafe tachetée ?

    Allez-y et vous m’en direz des nouvelles ! Ces bêtes là ça ne mord pas !

    Performance de Mosko et Associés sur le M.U.R :  


    Exposition jusqu’au 22 avril

    Le cabinet d’amateur

    12, rue de la Forge Royale. 
75011 Paris


    www.lecabinetdamateur.com

    Entrée libre.

     

    Mosko et associés

    http://www.moskoetassocies.fr


    votre commentaire
  • 30 ans après le street-art attire toujours les foules. Il tient aujourd'hui une place de plus en plus importante sur le marché de l'art. Face aux autres mouvements, les graffeurs usent de créativité et d'ingéniosité pour continuer de séduire leur clientèle et d'exister. Retour sur un succès.

    Images, voix off et montage : E.TERLON - 2012

    http://www.youtube.com/watch?v=ThUjaA5J6l0


    votre commentaire
  • © http://www.philippebarbosa.com/

    Crédit photo : Philippe Barbosa 

    Il y a encore une semaine vous assistiez à l'élimination de Jessica Marquez dans l'émission "Encore une chance" sur NRJ12. Aujourd'hui, en tant qu'artiste co-auteur et co-compositeur cette fois, elle annonce son grand retour sur le devant de la scène avec un nouveau single intitulé Conne d'Amour. Pour l'accompagner comme il se doit, un clip signé de la main du talentueux réalisateur Pierre Noguéras, visible sur Youtube et Dailymotion depuis le 14 février. Déjà plus de 14 000 vues pour le clip, un classement parmi le top 30 des meilleures ventes de single sur iTunes, sans compter les sites musicaux et blogs qui en parlent. Conne d'Amour est sur le point de créer un véritable buzz sur la toile. 

     

    L'histoire ? A Paris, capitale de tous les amours, c'est dans un décor emprunté aux contes de fées que nous retrouvons Jessica Marquez plus séduisante que jamais. Tantôt revêtue d'un sublime manteau trench rouge, tantôt d'une gavroche et d'une chemise à la titi parisienne, la jeune femme incarne une amoureuse inconditionnelle qui, se remémore l'une des ses plus belles histoires d'amour. Aux portes de Cupidon, devant un joli coeur incarné par l'acteur Sébastien Dupuis, la belle succombe.

    "Sous l'emprise d'un jeu séducteur, que la raison ignore mon coeur" (J.M) 

    Ballades en Vespa rue de Mouzaïa, dîners romantiques, valses à quatre temps chez Uzès au Musée Carnavalet, le ton est donné, nos deux amants s'accordent au rythme passionné d'une guitare. Jusqu'au jour où le désir… est plus fort et la magie prend fin. Y'aurait-il une ombre au tableau ? Goodbye Cupidon, Conne d'Amour voit le jour.

    "Désenchantée des contes de fées, des mecs au syndrome de Peter Pan" (J.M)

    Comme un écho aux relations de couple modernes, le nouveau single de Jessica Marquez reflète une tendance qui ne saurait s'essouffler : la gente masculine ne veut plus s'engager. Et oui ! Dans les désirs sans lendemains l'amour serait-il mis à mort ? Messieurs à vous d'y répondre.

    Conne d'Amour le nouveau clip de Jessica Marquez, disponible aussi sur iTunes, en téléchargement légal (http://bit.ly/zi9SCl) :


    Déjà 10 ans que l'artiste ne laisse pas indifférente, après un premier album, A Fleur de peau en 2003. Cette année elle nous promet encore bien des surprises, notamment un second album baptisé Les Filles du Calvaire dont la sortie est prévue pour le mois d'avril. Nouveaux arrangements musicaux, nouvelle équipe de production à savoir Selyba Editions Production et Sphère studio. Une petite merveille à venir !

     

    Suivez son actualité et ses prochaines dates de concerts sur :

    https://www.facebook.com/jessicamarquezofficiel

    http://twitter.com/#!/MarquezJess

    http://www.jessicamarquez.fr

     

    Elodie Terlon.

     

     

     

     

     


    2 commentaires
  • Rafael Gray présente sa nouvelle carte du Monde baptisée "LOVE ME" @place verte, 107 rue oberkampf. Réalisé par : Elodie Terlon - 2012


    votre commentaire
  •  

    Quik / Crédit photo : E.TERLON

     
     
    Quik / Crédit photo : E.TERLON

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quick et Miss.Tic /Crédit photo : E.TERLON

    Jusqu'au 25 février la galerie Brugier-Rigail confronte deux artistes de street-art : Quik, new yorkais et Miss.Tic, pionnière parisienne. Deux continents, deux styles : l'un est né dans le quartier du Queens, inspiré par la violence urbaine qu'il tourne en dérision à travers des personnages de bande dessinée. L'autre est né à Montmartre et détourne à l'aide de ses pochoirs, l'image de la femme parfaite des magazines féminins pour l'interroger d'un ton provocateur. Deux talents qui suggèrent l'interrogation : est-ce la fin d'un mouvement ou plutôt son renouveau ?

     

     

    De la rue aux galeries d'art

     

    Depuis les années 2000, le street-art a su convaincre les amateurs d'art sceptiques et s'imposer dans les galeries. Autrefois musée à ciel ouvert, accessible à toutes les classes sociales, le street-art se conforme aujourd'hui à d'autres codes destinés à un public plus élitiste, prenant une place de plus en plus importante sur le marché de l'art. Vous trouvez actuellement dans les salles de vente aux enchères, autant d'oeuvres de Monet, que celles du graffeur Obey, pour des sommes comprises entre 10 000 et 20 000 euros.

     

    Les pionniers du street-art en France, à savoir : Gérard Zlotykamien, Blek le rat, Jef Aérosol, Jérôme Mesnager, Miss.Tic… jouent désormais sur les deux tableaux par choix et par contrainte. Mais dans leur quête absolue de visibilité, leur liberté artistique en est-elle biaisée pour autant ? Les street-artistes longtemps dépréciés car apparentés à des vandals, des délinquants qui repeignent les murs de Paris à la bombe, à la nuit tombée, ont maintenant leur place aux cotés des illustres Warhol, Picasso, De Vinci ou encore Rembrandt, à l'instar du graffeur haïtien Basquiat. Abolir les frontières, démolir les clichés, toucher un  large public, c'est le nouveau défi que ce sont lancé les street-artistes ces dernières années. 

     

    Jef Aérosol / Crédit photo : E.TERLON

    Blek le rat

    Exposer en galerie c'est donner rendez-vous au citadin dans un lieu et à une heure précise. L'extirper de son quotidien et lui dire : "Tiens regardes j'ai un message pour toi". Entre quatre murs blancs, le visiteur prend le temps de perdre son temps, une demi-heure, une heure. Le temps semble se suspendre devant la toile. Il l'observe, examine ses détails, la contemple d'un nouvel oeil, sous un nouveau cadre. Il la consomme à sa guise. Et c'est justement c'est consommation qui dérange nos adeptes du street-art de l'époque : le street-art illégal. Qui dit consommation, dit profit. Exposer dans des locaux privés, c'est devenir rentable. L'artiste propose ses oeuvres à la vente, fait faire des affiches, des livres, voire même des t-shirts. C'est qu'on appelle le merchandising.

    Besoin de reconnaissance

    En 2012, en pleine crise économique, faire de l'art pour l'art n'est plus de mise. Tout artiste, même les plus "anti-business" ont des fins de mois à finir. En plus d'un gain de rentabilité, les galeries offrent une certaine reconnaissance aux artistes. C'est un privilège, même s'il est contesté. Certains amateurs d'art trouvent scandaleux que le street-art puisse sortir de la rue et de ses codes pour entrer dans le "chic". En effet, ce dernier attire de plus en plus les marques de luxe : Louis Vuitton, Agnès B... bien que ses ventes ne concurrencent pas encore celles des autres mouvements artistiques. Lorsque vous assister à un vernissage certaines personnes vous diront que pour eux les street-artistes sont avant tout des artisans qui créent pour le plaisir de créer et non pour faire du chiffre. Qu'ils n'ont pas besoin des galeries pour exister. 

    Galerie Brugier-Rigail / Crédit photo : E.TERLON

     Galerie Brugier-Rigail / Crédit photo : E.TERLON

     

    Le graffiti sur les murs étant passible de lourdes amendes, il devient difficile de continuer de créer si l'on passe ses nuits en garde à vue. Miss.Tic en a d'ailleurs fait les frais. ("Depuis, mon arrestation et mon procès pour détérioration publique qui a aboutit en 2000 et à la suite duquel j'ai dû payer une amende, j'ai changé ma façon de fonctionner (...), a-t-elle déclaré dans la Gazette de Berlin). Est-il préférable de prendre des risques et ne s'exprimer qu'à un public minoritaire. Ou bien accepter de se conformer aux normes des galeries d'art et continuer de travailler en toute légalité pour la majorité? Certains vous répondront que le street-art c'est le concept même de l'illégalité et qu'il ne pourrait en être autrement. Que fait-on alors d'une société qui évolue constamment, d'un point de vue légal et architectural. Les street-artistes français qui dans les années 80 se sont emparés des murs de la capitale, composent aujourd'hui en fonction de leurs chers et tendres supports. Les murs se font écho comme les projets d'urbanisation.

     

    Même s'il tient une place importante sur le marché de l'art, le street-art n'est pas exilé de ses trottoirs qui l'ont vu naître. Il se fait juste peu neuve, élevé au même rang que tous les autres mouvements artistiques. Il aura fallu compter plus de 30 ans pour éveiller les esprits. Rendre à ce mouvement  ses lettres de noblesse. Dans la rue il s'admire ou bien s'ignore. C'est au choix de l'intelligence individuelle.  

    Anonyme

     

    Faire du graffiti c'est capter désormais l'instant, comprendre l'essentiel. Voir le street art dans les galeries et les musées c'est une habitude à prendre. Comme le projet de construction de la nouvelle branche du T4 entre Aulnay-sous-bois et Bondy, ça dérange au début puis on s'y habitue. 

     

    Quick : http://www.quiknyc.com/ 

    Miss-Tic : http://www.missticinparis.com/


    2 commentaires
  • Images : Elodie Terlon - 2011

    "Non à la censure ! Oui à la culture !" c'est le slogan des musiciens de Séville depuis le 15 décembre.

    La raison ? La fermeture d'une salle de concert et discothèque dénommée "Sala Malandar", par une règlementation, accusant les organisateurs de nuisance sonore (92 décibels maximum autorisés).

    Sur la Plaza Nueva, musiciens, techniciens, membres d'associations et autres collectifs se sont réunis une première fois, pour un rendez-vous musical. Ils accusent le gouvernement espagnol de porter atteinte à leur liberté d'expression. La musique, leur métier et l'essence même de leur capitale, Séville. Plus largement, ces derniers dénoncent la précarité de la musique indépendante.

    A la Sala Malandar, fondée par Julio Moreno on y joue tous les styles de musique différents : du pop-rock au reggae, en passant par le nu-jazz, le hip hop et le funk. L'opportunité pour les jeunes talents de laisser à leur art tout l'espace qu'il mérite, dans une tolérance des plus totales. Tout en étant proche de leur public.

    Un lieu de convivialité pour les amoureux de la musique locale et anglo-saxonne. D'autant plus que l'entrée est gratuite avant minuit. 

    Si cette révolution reste incomparable à celles des pays arabes, elle pourrait prendre une plus grande ampleur d'ici les prochains jours. 

     

    Le 23 décembre, les membres de la Sala Malandar et les musiciens de Séville se réuniront à Muelle de la Sal pour une nouvelle manifestation.


    votre commentaire
  • Arrivé à Paris en 1968, Juan Carlos Caceres, chanteur, pianiste, tromboniste et peintre de Buenos Aires, nous dévoile les véritables origines du tango argentin, ainsi que son nouvel album "Noche de Carnaval". Loin des clichés des temps modernes. Au coeur même de la mixité et des festivités typiques de l'Argentine son pays natal.

    Réalisé par : Elodie Terlon - 2011


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique