• 4ème édition du Maghreb des Films de Paris : Le cinéma tunisien est à l'honneur !

    C’est à l’auditorium de l’Institut du Monde arabe qu'a eu lieu dimanche, la soirée d'ouverture consacrée à la Tunisie.

    Réalisateurs, producteurs, journalistes français et étrangers étaient réunis pour l’occasion.

    En avant-première, trois films d’exception ont été dévoilés:

    Loi 76 de Mohamed Ben Attia. L’histoire ? Une loi adoptée par le gouvernement tunisien en 2015 pour règlementer les cafés de Tunis, la capitale, lieux de travail et de débats sociaux. Au cœur même de la polémique. Impuissants face à l'Etat, les habitants voient leur quotidien bouleversé. Le chômage a débuté et les cafés clandestins se sont ouverts dans la capitale tunisienne.

    Voici la vidéo de Loi 76 de Mohamed Ben Attia :

      

    A l’approche des premières élections libres en Tunisie le 23 octobre prochain, le documentaire-fiction de Mohamed Ben Attia, retentit comme une sonnette d’alarme au peuple tunisien, déçu par le gouvernement de l’ancien président. Comme un appel aux urnes pour ne pas que l’histoire se répète et que l’indépendance des tunisiens prenne tout son sens.

    La salle applaudit en guise d’approbation.

    Sur un même fond d’amertume, mais sur un ton plus dur, arrive Digage ! Digage ! de Mohamed Zran. Seules les 15 premières minutes du films ont été dévoilées. Le réalisateur nous explique que le film serait actuellement en cours de montage.15 minutes où le spectateur est plongé en pleine Révolution du Jasmin après la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali. Témoin de ce qui est en train de se passer en Tunisie, libérée de  24 ans de dictature. Des habitants partagés entre la joie d'être des citoyens libres et la colère envers l’ancien président qui les a abandonnés. Aujourd’hui, beaucoup espèrent que justice soit faite.

     

    Pour clore la soirée, Vivre ici du même réalisateur, Mohamed Zran. Destination Zarzis, une ville portuaire au sud-ouest de la Tunisie. Ici la colère est peu présente. Ce sont le tourisme, les petits commerces, l’instruction et les mariages qui font tourner la ville. Une vie calme et pleine de richesses. 5 personnages principaux : Tahar, un instituteur pas comme les autres, Simon un épicier guérisseur, Béchir un chauffeur de taxi apprécié de tous, Hadi un peintre révolté et Fatma une marieuse bien déterminée. A Zarzis, plusieurs facettes pour un même tableau, celui du vivre « ensemble », entre modernité et traditions.

     

    Après plus de 2h de projections, la soirée d’ouverture du Maghreb des films s’est achevée sous les applaudissements.

     

    Plus d’une centaine de films sont à découvrir jusqu’au 25 octobre.

     

    Retrouvez le programme complet et les horaires à cette adresse : http://maghrebdesfilms.fr/Le-MdF-2011-a-Paris-la-grille

     

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