• 15ème festival Paris Banlieues Tango : Juan Carlos Caceres fait salle comble

    Juan Carlos Caceres - Crédit photo : Diego Lotierzo

    De retour sur les scènes parisiennes, Juan Carlos Caceres a enchanté le Salon Honnorat (Paris 14eme), mercredi soir, à l’occasion de la soirée d’inauguration du 15ème Festival Paris Banlieues Tango, organisé une fois de plus par Claude Namer.

     

    20h : Les portes du Salon Honnorat sont déjà grandes ouvertes et la foule déjà pressée de venir chercher son petit ticket d’invitation. Et oui, ce soir c’est entrée libre ! Et celui que tout le monde attend pour 20h30 c’est Juan Carlos Caceres, artiste argentin de renom, aux multiples talents, accompagné de ses musiciens : Frédéric Trouet (clarinette), Guillermo Venturino (percussions) et Didier Schmidt (contrebasse).

    Juan Carlos Caceres connu pour son répertoire revisité du tango negro a offert au public plusieurs adaptations jazz des années 70 et certains titres de ses précédents albums. Prochainement, il s’apprête à offrir un beau cadeau aux « aficionados » de la musique jazz, avec « Gotan Swing » son nouvel album, confie-t-il à la fin du concert.

    20h46 tapantes, débute le show : « Un, dos, tres, quatro », Juan Carlos Caceres donne la mesure. Et comme à son habitude, c’est par une petite histoire qu’il commence son spectacle. Direction Buenos Aires, Argentine, le pays de son enfance. Retour aux sources, aux origines. Les siennes tout d’abord, mais aussi celles du tango, de ce qu’il appelle le « véritable tango ».

    Le premier morceau est un « ragtime », cette musique primitive du XIXème siècle née aux Etats-Unis, qui propulsera plus tard le jazz.

    Vient ensuite un jazz des années 70, joyeux et  tout à fait charmant.

    En 4 ème position, le tango débarque à nouveau, celui des années 40, plus sanguin, baptisé « Inspiración ». Incontrôlable et fougueux, c’est un tango virevoltant qui se joue devant nos yeux.

    Crédit photo : E.TERLONUne main sur le clavier, l’autre sur le cuivre, la bouche devant le micro, l’artiste fera ensuite sonner le trombone, qu’il manie aussi remarquablement que le piano. N’est pas multi-instrumentiste qui veut !

    6ème morceau : Le tango classique et le ragtime se croisent et s’enlacent pour créer « Independencia ».

    Retour ensuite à la capitale argentine d’autrefois. Réputée pour être une ville de joie et de filles. C’est le « BS AS Charleston ». Comme son nom l’indique, c’est un titre emprunt du charleston américain des années 20.

    8ème morceau : un tango inconnu et pudique se dévoile, avant de laisser place à la « Habanera », très festive, teintée de milonga et de bossa nova.

    Le 12ème morceau est un hommage à l’illustre Astor Piazzolla avant d’enchaîner sur une murga baptisée « La Retirada », une musique très populaire en Argentine. Sur un rythme de carnaval, elle se joue avec un piano, une contrebasse, un trombone, des percussions et parfois une clarinette comme ici, écoutez :

    Instrumental de "La Retirada" de Juan Carlos Caceres, au Salon Honnorat :

     

    Avec la même énergie, arrive ensuite « La Cumparsita », suivi d’un deuxième hommage à Astor Piazzolla qui reçoit un tonnerre d’applaudissements. L’occasion pour Juan Carlos Caceres et ses musiciens de saluer leur public. 

    Crédit photo : E.TERLON« Un, dos, tres, quatro », le concert reprend avec « Tango negro », le grand classique de l’auteur-compositeur-interprète. Le public bat le rythme avec les mains et une fois de plus, c’est un tonnerre d’applaudissements.

    On approche de la fin du concert. Chaque musicien se présente tour à tour par un solo avant de saluer le public à nouveau. Pour le plaisir, deux derniers morceaux : un tango inconnu et « La Retirada », chaleureusement applaudit.

    22h pile : Fin du concert, silencieusement, le Quartet se retire.

    A 76 ans, Juan Carlos Caceres c’est la bonne humeur et la simplicité. Sur scène, précis et ferme, il ne s’encombre pas de notes inutiles. Avec une maîtrise surprenante, « el maestro » enchaînent les titres avec douceur et  passion, égaillant si facilement vos sombres soirées d’automne.

    Pour ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de le rencontrer, Juan Carlos Caceres sera en concert le 12 octobre au Théâtre des Cinq Diamants (20h), le 13 octobre à la Maison de l’argentine (17h30) et le 14 octobre au Bataclan (17h).

    Bien d’autres surprises à découvrir tout au long du Festival Paris Banlieues Tango qui se tiendra jusqu’au 30 novembre, à Paris.

     

    Pour revoir l’interview de Juan Carlos Caceres accordée à "Sans Frontières" en 2011 :

    http://www.juancarloscaceres.com/fr/

    Elodie Terlon.

     

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