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    A lire : 

     

    "Traîne-Savane" de Guillaume Jan (bestseller envoûtant !)  

    À tant flâner dans la savane, j'ai fini par m'y marier. Nous avons convolé dans un village pygmée, après un périple échevelé à travers la jungle congolaise. Cent cinquante ans plus tôt, le missionnaire David Livingstone cartographiait ses téméraires explorations du continent africain en croyant au progrès, en combattant l'esclavage et en rêvant à l'émancipation du peuple noir, qu'il admirait au point de vouloir lui laisser son coeur. Littéralement. 

     

    Guillaume Jan, né en 1973, est journaliste. Après Le Baobab de Stanley (2009), récit d'un long vagabondage sur le fleuve Congo, et Le Cartographe (2011), roman d'errances chaotiques dans les Balkans, il retourne en Afrique, cette fois sur les traces du docteur Livingstone, pour tresser leurs deux parcours picaresques, leurs destins de Don Quichotte de la brousse, leurs histoires de traîne-savane. 

     

     E.Terlon (juillet-août 2015) 


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  • Rio Negro  

     

     

     

     

      

      

       

     

     

    E.Terlon (juillet-Aout 2015)


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    Le site officiel : http://eterlon.wix.com/montpellier2018

     <<-->> COMMANDER LE DVD <<-->>

    Contacter : e.terlon@yahoo.fr

    Animation 3D webdocumentaire - Montpellier 2018

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Titre : Montpellier 2018

    Résumé : « Moi, enfant indigo, je rêve de vivre dans un monde autogéré en 2018 ».

    Saurez-vous m’aider à y parvenir à l’échelle de ma ville ?

    Utopiste me direz vous ? Qu’au premier abord. L’enfant indigo n’a d’imaginaire que la couleur de son aura.

    Fils et fille de la Terre, ancêtre des prochaines générations, il est l’incarnation même de l’être en transition.

    Ni chef, ni adepte, il est citoyen du monde qu’il saura se créer, avec l’aide des internautes. C’est à travers les yeux émerveillés et neufs de l’enfance que nous aborderons ce web-documentaire. La voie de la décroissance est entre ses mains.

    A l’heure où les alternatives au système capitaliste gagnent de plus en plus de terrain en France et à travers le monde.

    Le désintérêt pour la politique marqué par l’abstentionnisme dans les urnes, est quant à lui de plus en plus profond.

    Focus sur Montpellier capitale européenne de la biodiversité depuis 2011, où de nombreux collectifs autogérés ont décidés de prendre leur ville en main, dans le respect de la nature et de l’être humain.

    Parmi eux : Puck et Ribambelle, les Grati-furieux,  Le Mouvement pour un revenu de base, La Graine, le Food not bombs, l'Ouvre-tête, etc…

    A l’exemple de Todmorden en Angleterre, saurez vous aider l’enfant indigo à faire les bons choix pour faire de Montpellier la 1ère ville autogérée de France ?

    Durée  : 52 mn

    Date de sortie : 13 Octobre 2015

    Réalisation : Elodie Terlon

    Image : Elodie Terlon

    Montage : Elodie Terlon

    Création graphique et montage intéractif : Jolan Chapin

    Production : Universelle-Info


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  • Découvert au festival "Rêve de Convergence", cet été dans le Sud de la France, je vous conseille cet ouvrage.

    Quelque soit où nous en sommes dans notre cheminement personnel, l'Ennéagramme est un outil étonnant de compréhension de soi, de nos peurs, limites, de nos forces à exploiter. De nos fondations propres et évolutives et de fait de notre interactions avec l'autre et le Monde qui nous entoure.

     

    Au fil de la lecture, 9 types de personnalités exposés :

    1) le perfectionniste (éviter les erreurs) ; 2) l'altruiste (éviter de reconnaître mes besoins) ; 3) le gagnant (éviter les échecs) ; 4) le créatif (éviter la banalité) ;

    5) l'observateur (éviter le vide intérieur) ; 6) le loyaliste (éviter d'être banni du groupe) ; 7) l'épicurien (éviter de souffrir) ; 8) le meneur (éviter la faiblesse) ; 9) le médiateur (éviter le conflit)

     

    En version PDF, bonne lecture ! :

    http://www.docvadis.fr/hubert-klotz/document/hubert-klotz/enn_agramme_ebook/fr/metadata/files/0/file/enneagramme-simplement-gratuit.pdf

    Copyright E.TERLON 

    Elodie Terlon (août 2015)

     


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  • Histoire du Centre d'Art Haitien

     Voir aussi : Port-au-Prince : Berceau de l'art haïtien.


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  • Sur le site officiel de la mairie de Juvignac :

    http://www.ville-juvignac.fr/index.php/Ca%20s_est%20passé?idpage=91&idmetacontenu=3348


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  • L'intégralité des épisodes d'Arts Maniacs sur : http://www.mediasdusud.fr/?keys=ARTS+MANIAC%27S


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  • « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde», disait Gandhi.

     Autrefois philosophie, aujourd’hui art de vivre retrouvé.

    « Cette génération 0 a tout à l’extérieur : richesse, succès, beaux vêtements, jolies voitures, mais elle est cruellement vide à l’intérieur. Ce vide dans nos poitrines, cette stérilité dans nos cœurs, ce néant au centre de nous-mêmes est l’endroit où, un jour, un cœur battait et où logeait l’amour.» (M. Jackson)

    Etre humain jeté dans le capitalisme outrancier de nos sociétés modernes, tu t’es égaré. Par ton égo démesuré, ta vie chronométrée, tu t’es divisé. Séparé de l’Autre et de ton  « moi » sacré. Tu as oublié l’unique valeur qui ne s’achète pas, au profit du Progrès. Nouvelle ère, nouvelle voie, en quête de SOI. Etre sans Avoir pour savoir être. Etre sans paraître, désormais tu seras. Et si demain t’étais conté… ô Simplicité, aujourd’hui tout recommencer.


    Documentaire : Être sans avoir par France3-Bourgogne 

     Au cœur du Soi

     Il y a Toi, il y a Moi

     Au cœur du Nous

     Il y a eux, il y a Vous

     Frères, Sœurs, semons, chantons

     Ensemble, luttons, vibrons.

     

     Point d’utopie, simple envie,

     D’Etre, en vie, non plus d’Avoir

     Ces petits riens, loin du Grand Tout

     Ces petits riens qui nous rendent fou.

     Gagner ta vie, usé, aigri, hérésie ami (e), vis ! Donner c’est pouvoir.

     

    Qu’advienne que pourra, donnes, donnes et tu recevras

    S’il faut un jour laisser une trace même infime soit-elle,

    Puisse t-elle, même fugace, au moins être belle.

     

    Point d’utopie, sœur, frère, pensons

    Créons, ce monde à refaire, sur la toile nue tendue, à bras ouverts

    Rien n’est perdu. Déconditionnons Ici, maintenant, nos esprits d’hier,

    Pour un meilleur présent de l’instant, tout est offert.

     

    Au cœur du Tout, plus de mystère,

    Nous sommes unis, enfants de la Terre.

    Ö cœur surtout, plus de frontières

    Ni élites, ni murs, ni dogmes sectaires

    Ö Ciel, Terre, Mer, Océans

    Nous vous devons le changement.

    Elodie Terlon (Juin 2014)


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  • Images et Montage : Elodie Terlon (juin 2014).

    Promo sortie de "l'Impatiente ", le 1er livre autobiographique d'Emmanuelle Benhamou.

    Spot pub "L'impatiente" : https://www.youtube.com/watch?v=WTl7I3DgJMs&feature=youtu.be

    L'impatientehttps://www.facebook.com/pages/Limpatiente/606292582792876


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  • Réalisation : E.TERLON.


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  •  Crédit photo : Compost capitalism

    Sans Terre, déracinés, enfants victimes du Progrès, les paysans du monde entier luttent chaque jour pour protéger leurs parcelles de terre : Inde, Tibet, Afrique, Brésil ou encore Bolivie.

    Le 22 avril dernier, on célébrait à nouveau la "Journée mondiale de la Terre" inspirée de l'appel du sénateur américain Gaylord Nelson, le 22 avril 1970, pour sensibiliser le grand public aux questions environnementales. Un appel qui avait mobilisé à l'époque 20 millions d'étudiants américains. Et qui prend tout son sens encore, 44 ans plus tard.

    « En examinant objectivement la condition imposée aux humains sous le prétexte d’un progrès proclamé haut et fort comme libérateur, je ne pourrai malgré moi m’empêcher de ressentir le caractère carcéral du système, une variante de culture hors sol appliquée à l’humain. » (Pierre Rabhi, extrait du livre : Vers la sobriété heureuse ).

    Semeurs d’espoirs, hommes et femmes de plus en plus nombreux à vouloir reconnecter l’Humain à la terre et redonner au secteur agricole ses lettes de noblesse : Rajagopal, Vandana Shiva, Pierre Rabhi ou encore François Rouillay. Tous aspirent à ce que l’on appelle un « changement de paradigme ». Des objectifs profonds et discutables, puisqu’il ne saurait y avoir de pensée unique :

    Recherche d’indépendance face à l’asservissement du système capitaliste, quête d’autosuffisance et de déconditionnement pour un bien être individuel et un mieux vivre ensemble. Renoncement de l’égo et du nombrilisme inerte en faveur d’une revalorisation de l’être humain au service d’un grand Tout. Reconsidération de l’Etre plutôt que de l’Avoir afin d’accompagner l’Agir.

    Le plus connu des mouvements des paysans sans terre au monde est le MST (mouvement des travailleurs ruraux sans terre) qui a fêté cette année ces 30 ans d’existence. En 1964, la dictature militaire au Brésil, ratifie une loi sur le Statut de la Terre pour encourager la modernisation des latifundos (grandes exploitations agricoles pratiquant l’agriculture intensive). De fait, les grands propriétaires en profitent pour racheter les terres des petits paysans.

    En 1970 le légendaire mouvement des ligues paysannes du Brésil est décimé par la police militaire. Les dirigeants sont assassinés ou envoyés en exil. Ce n’est qu’à la fin de la dictature en 1984 que le MST prend le relai.

    La mécanisation de l’agriculture est déjà lancée. Pris en étau, les paysans locaux se voient privés de leurs terres et contraints de s’exiler vers les grandes villes. Un appel à la résistance et à la solidarité souffle dès lors dans les esprits des paysans. Ces derniers font de la lutte pour la Terre, pour la réforme agraire et la transformation sociale leur cheval de bataille, qui ne saurait déplaire au gouvernement.

    Prix nobel alternatif de la paix en 1991, le MST retient lui aussi un événement tragique dans son histoire : le massacre d’Eldorado de Carajás le 17 avril 1996, fortement médiatisé. Ce 17 avril, alors que des milliers de paysans brésiliens entamaient une marche pacifique sur la route reliant Parauapebas à Marabá, un bataillon de la police militaire bloque la route et fait feu sur les manifestants. Bilan : 19 morts sur le coup, 65 blessés et 2 morts des suites de leurs blessures. Un massacre prémédité selon les dires, qui a longtemps été controversé. Cette date du 17 avril est devenue depuis la journée mondiale des luttes paysannes

    Aujourd’hui Gilmar Mauro, le directeur du MST  entend bien perpétuer les valeurs du mouvement et permettre aux familles locales de se nourrir dignement.

    « La lutte est élémentaire, mais fondamentale pour réveiller la conscience politique. Nous avons réussi à construire une organisation qui va au-delà de la lutte pour la terre, qui puise des ingrédients dans l’éducation, la communication, la production, comprenant que la lutte pour la terre et la réforme agraire va bien au-delà de la conquête d’un bout de terre. » (Gilmar Mauro) 

    Vidéo du Mouvement des travailleurs sans terre du Brésil, son combat en faveur de l’éducation et ses objectifs pour l’avenir du pays :

    Dignité, égalité, justice. Trois valeurs pour lesquelles se bat lui aussi Rajagopal, leader du Mouvement Ekta Parishad en Inde, crée en 1970. Ici Rajagopal aide les paysans du Nord et du Sud de l’Inde à se réapproprier leurs terres accaparées par les géants de l’agro-industrie. Mouvement non-violent en faveur des populations les plus marginalisées comme les intouchables et les communautés tribales l’Ekta Parishad prône l’égalité des sexes et des castes autour de plusieurs axes : parmi eux, la redistribution des terre aux paysans, la protection de leurs droits, des enquêtes en faveur de la distribution de titres de propriété et la sensibilisation à l’agriculture biologique. A l’instar du Mahatma Gandhi, c’est par le biais de marches pacifistes, grèves de la faim, sièges et blocages de route, que Rajagopal tente de diffuser son message, à travers huit états de  l’Inde : Pradesh, Uttar Pradesh, Tamil Nadu, Kerala, Madya, Orissa, Bihar, Chattisgarh et Jharkhand). On compte aujourd’hui près de 150 000 membres d’Ekta Parishad engagés à soutenir les 14 millions de paysans sans terre en Inde.

    Le documentaire « : « Un nouveau monde en marche » raconte la naissance du mouvement Ekta Parishad :

    « Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine. » (Pierre Rabhi)

    Afin que ceux qui ont toujours su nourrir le monde ne soient pas reléguer au denier maillon de la chaine. Comme le souligne le film « Adieu paysans »  réalisé par Audrey Maurion.

    Défendre l’accès à la Terre. Droit humain et fondamental pour le paysan. Et l’être humain plus généralement. Défendre une source de vie et d’abondance naturelle. Défendre le droit de semer et de récolter les graines d’avenir saines et libres pour les générations futures. Face à la logique commerciale et extensive de l’industrie agroalimentaire, rechercher les alternatives et contre-pouvoir non-violents et productifs. Défendre jusqu’au bout le droit de l’ETRE en Harmonie avec son environnement et non d’un AVOIR illusoire, en lutte vaine contre son environnement.

    « La terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre » (sagesse amérindienne) 

    Elodie Terlon.   


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  • Réalisé par  : E. TERLON (2014)


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  • En cette nouvelle année 2014, hommage au peuple haïtien et ses Généraux, dont Jean-Jacques Dessalines qui ont payés de leur vie pour libérer l'île le 1er janvier 1804 de la domination étrangère. Ceux là même qui ont permis aux esclaves d'obtenir le droit le plus cher et inestimable de chaque Homme : LA LIBERTE. 

    Les leçons du passé doivent aujourd'hui améliorer l'avenir. Haiti la belle se relève jour après jour, grâce à l'effort COLLECTIF, bien au-delà d'une couleur de peau, décriée jadis. Au delà de cultures différentes. A celle qui a su montrer l'exemple aux pays voisins, il y a plus de 200 ans, souhaitons lui PAIX, AMOUR et de BELLES INITIATIVES à venir pour 2014.

    Hommage à tous ceux et celles qui ont fait partie de l'Histoire de la 1ère république noire. Mais aussi à tous les peuples opprimés à travers le monde, dont les droits sont bafoués. Comme au Canada, au Tibet et au Brésil, pour ne citer qu'eux. Ils ont eux aussi besoin d'une voix et d'un changement durable. 

    Voici en vidéo l'acte d'indépendance de la République d'Haiti de 1804 :

    Et bien sûr en ce jour, la recette de la SOUPE JOUMOU traditionnelle ! 

    http://myafroweek.tumblr.com/post/71430605717/le-1er-janvier-la-soupe-de-lindependance-haitienne

    BON APPETIT ! #FOS A PEYI LA!

    Elodie Terlon.


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  •  A l’approche de la journée mondiale des droits de l’Homme, la mobilisation est à son comble chez les membres de Planète Amazone et autres opposants au barrage de Belo Monte au Brésil. Ce dernier financé à hauteur de 17 milliards de dollars doit permettre d’approvisionner 23 millions d’habitants en électricité d’ici 2014-2015. Mais aussi de contraindre 20 000 à 40 000 indigènes et ribeirinhos (peuples riverains des fleuves amazoniens) de quitter leurs terres. Le 10 décembre un appel aux rassemblements est prévu à Paris devant le siège d’Alstom et l’ambassade du Brésil. De retour du Brésil depuis 2 mois, entretien avec Gert-Peter Bruch, président de Planète Amazone sur les raisons de son indignation, l’impact de la construction du barrage de Belo Monte pour les populations autochtones, les mesures d’expulsions du gouvernement brésilien, l’exploitation minière à venir d’une société canadienne…

     

     Bonjour Gert-Peter Bruch, alors… pourriez-vous nous dire quels sont les objectifs de cette journée d’action internationale, à l’approche de la Coupe du Monde de football 2014 ?

    Gert-Peter Bruch : Les objectifs de cette journée, c’est de rappeler au monde entier que c’est bien beau de faire des affaires au Brésil. C’est bien beau de fermer les yeux quand on ne se sent pas concerné. Cette journée du 10 décembre ce n’est pas un hasard : c'est la journée internationale des droits de l'Homme. Le barrage de Belo Monte est la représentation d’autres grands projets de barrages. On parle de près d’une soixantaine de barrages en 10 ans. Ce sont des structures nocives à l'environnement. Il n'y a qu'à prendre exemple sur le barrage des « Trois gorges » en Chine qui avec ses 32 turbines fait déjà des dégâts considérables. Et d’ailleurs le dernier séisme en Chine pourrait, selon des scientifiques, être lié à la construction de ce barrage.

    Peut-on rappeler quelle est la situation actuelle au Brésil ?

     G-P B. : À Belo Monte, qui est un barrage en construction depuis 2 ans, des espèces sont déjà en voie de disparition. Les pêcheurs là-bas, quand on les a rencontré, nous disent qu’il y a une baisse de la production journalière de 80%, alors que le barrage n’est pas encore en activité. Ce n’est pas seulement une honte, c’est un crime contre l’humanité ! Il y a beaucoup d’entreprises françaises qui participent au barrage. Alstom va fournir les turbines  de Belo Monte (à hauteur de 500 millions d’euros), GDF-SUEZ a fait les études de faisabilité. C’est une étape importante de la construction du barrage. C'est à partir de ces études que sont réalisés les programmes sociaux qui déterminent qui va avoir droit aux indemnités. Les pêcheurs, que je suis allé visiter, eux, ne seront pas indemnisés. Et tout ceux qu’il y a autour, non plus. Maintenant il y a aussi EDF qui souhaite entrer sur le marché des grands barrages en Amazonie. EDF c’est 84% de la part de l’Etat, donc des impôts de tout le monde. EDF qui a déjà construit un barrage en Guyane française, celui de Petit Saut… La France n’a pas signée la Convention 169 de l’OIT. Elle ne reconnaît pas les peuples autochtones. Malgré toute la mauvaise publicité qu’il y a autour des barrages, ils veulent s’impliquer dans de nouveaux projets. Au mois de décembre EDF va participer aux appels d'offres des barrages sur les fleuves Teles Pires et Tapajós (à l’Ouest du Rio Xinju). 

    Et concernant les peuples autochtones du fleuve Xingu ?

     G-P B. : Dans les zones proches du barrage de Belo Monte, les gens qui habitaient aux abords de ce fleuve n’ont plus accès à l’eau potable et ne peuvent plus pêcher. Ces gens là ont été expulsés. Ils sont à Altamira (au Nord Ouest du Brésil) comme des clochards. Ce sont des vies qui sont brisées. Ils vivent de petits boulots. Là on parle des peuples indigènes. Des milliers de personnes. Mais le pire c’est pour ceux qui ne sont pas indigènes. Ils ne sont pas reconnus par la FUNAI  (Fondation Nationale de l’Indien) et donc ils ne reçoivent aucune aide, à part celle du mouvement d'Antonia Melo, Xingu Vivo Para Sempre, dont les bénévoles sont complètement débordés.

    Quels étaient les accords passés avec les habitants au départ ?

    G-P B. : Il y a des familles qui ont été contactées. On leur a promis des maisons, les maisons sont arrivées au bout d’un an et demi. Ces maisons en béton sont de véritables fours. Pas du tout adaptées à cette région tropicale, vous imaginez bien. C’est simple, tout ce qui avait été promis avant le barrage n’a pas été respecté par le consortium Norte Energia. Au Brésil, la situation est grave. Il y a un indigène qui a été assassiné par la police militaire. Ils ont faits une opération commando chez les Munduruku. Mais il y a aussi les fermiers locaux, propriétaires des terres au Brésil et qui détiennent les exploitations de soja, qui cherchent à liquider les indiens.  

     Quelles sont les conséquences de la construction du barrage de Belo Monte sur le mode de vie, la culture et l’avenir des populations autochtones ?

     G-P B. : Les conséquences directes du barrage ce sont les impacts sur la biodiversité. La raréfaction des poissons qu’ils pêchent influe sur leur alimentation. Comment vont-ils faire ? Acheter des boîtes de conserve ? (ironise le président de Planète Amazone). Ce n’est pas leur mode de vie. Si on leur vole l’accès à la forêt, à l’eau, on les tue. Outre cet impact là, il y a l’impact extrêmement violent sur le fonctionnement des indigènes. Pour détruire le tissu social des indigènes, les constructeurs leur font des cadeaux, leur font signer des papiers. En dehors de ça, le barrage va entraîner dans son sillage des exploitations minières, des coupes de bois illégales vont être pratiquées, du soja, de la destruction par brûlis. Un barrage avec rien autour ça n’existe pas !

    Et en ce qui concerne les conséquences environnementales ? 

     G-P B. : L’impact des grands barrages sur le climat est démontré par de nombreux scientifiques. Aucun scientifique ne peut démontrer que ces barrages sont bénéfiques pour l’environnement. 

    Quels sont les intérêts du gouvernement de Dilma Roussef dans la construction de ce barrage ? 

    G-P B. : Les imbrications avec l’industrie minière. Faire plaisir à tous les propriétaires. Ces grands barrages sont comme le cheval de Troie. Economiquement, le barrage n’est pas viable à cause des crues et des décrues. Une bonne partie du temps, 3 à 5 mois sur 12, il perdra près de 90% de son efficacité. Le pire, c’est que la France est en première ligne d’implication dans ce barrage. On commence à être les plus impliqués de tous. Après il y a l’Autriche, l’Allemagne et les Pays Bas.

    C’est ce dont on parlait toute à l’heure, le nouveau projet de la compagnie « Belo Sun » pour l’exploitation d’une mine d’or au Brésil ? 

    G-P B. : Je vous invite à vous renseigner sur Belo Sun Mining. Cette entreprise canadienne souhaite développer la plus grande mine d'or qu'ai connu le Brésil juste à l'endroit où le fleuve Xingu sera asséché. Les premiers peuples indigènes impactés seront à quelques kilomètres à peine. Je sais que cette compagnie est très puissance, mais nous oeuvrons, avec d'autre ONGs, pour faire en sorte qu'elle ne puisse pas réaliser son projet. 

    Spot de sensibilisation contre la compagnie Belo Sun : 

    Dernièrement, le gouvernement brésilien a fait expulser une communauté indigène de lancien musée de l'indien...

    G-P B. : Les violations qui ont lieu autour de la Coupe du Monde de Football au niveau des minorités, c’est exactement ce que vivent les populations indigènes près du barrage de Belo Monte. L’ancien musée de l’Indien est une sorte de squat. C’est un endroit très important pour les indiens. Je ne sais pas qui a décidé que ce lieu là devait devenir un parking aux abords du stade, mais ils ont violemment expulsés les Indiens qui y vivaient et ont parlé de le raser. Maintenant, ils veulent en faire un musée olympique après la Coupe du Monde ! Les indiens sont révoltés. Ils se sentent une fois de plus dépossédés du peu qu'il leur reste encore. On sait pertinemment que ce grand projet de développement énergétique du Brésil n’est pas étranger aux Jeux Olympiques 2016. Rappelez vous pour la Chine, les J.O ont été un tremplin économique incroyable. On nous accuse de faire l’amalgame, mais c’est vrai !

    L’attitude du gouvernement de Dilma Roussef envers les journalistes étrangers qui veulent couvrir l’avancée du barrage ? 

     G-P B. : Il y a des journalistes qui ont été arrêtés. Ils ont pris des mesures drastiques pour que les gens ne puissent plus protester contre le barrage. Il y a actuellement une milice militarisée aux abords du barrage. On est dans une démocratie ou une dictature ?

    Quel regard porte la communauté internationale sur l’écocide au Brésil ?

    G-P B. : La communauté est pour l’instant très timide. Parce ce qu’il y a des intérêts économiques. Et aujourd’hui les intérêts économiques priment. Nous notre rôle c’est d’interpeller les politiques. Mais jusqu’ici personne… ils sont très agressifs au Brésil. Ils n’acceptent absolument aucune critique.

     Pour conclure, quel est le message du Cacique Raoni après 23 ans de lutte ?

    G-P B. : Il n’a pas changé, c’est toujours le même. Il participe à un grand appel que nous avons lancé, de manifester devant les ambassades. Il n’est pas éternel mais il ne baissera jamais les bras. Jamais.

     Merci Gert-Peter Bruch.

    G-P B. : Merci à vous. 

    Propos recueillis par Elodie Terlon.

     

    Plus d’infos sur « Planète Amazone »

     http://raoni.com/actualites.php 

    Pétition en ligne contre le barrage de Belo Monte :

     http://raoni.com/signature-petition-contre-belo-monte.php 

    Lettre ouverte contre « Belo Sun » :

    http://www.gitpa.org/Qui sommes nous GITPA 100/ACTUlettreBresilBeloSun.htm  


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  • Images : E. Terlon, B. Brayner, E. Monaco

    Voix off : C. Alonso 

    Montage : S. Zulian


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  • Crédit photo : Haitilibre

    Pour cette deuxième année consécutive plusieurs millions de jeunes haïtiens vont pouvoir bénéficier dès le 1er octobre, d’une éducation gratuite au sein des écoles du pays. Alors qu’en France, le coût de la rentrée scolaire vient d’augmenter de 1,4% selon l’association « Familles de France » par rapport à 2012. Soit 185,08 euros pour un enfant en classe de 6ème.

     

     Cette année, de nouveaux dispositifs vont être mis en place afin d’améliorer la qualité des enseignements primaires, notamment, mais aussi secondaires. Par exemple, des outils numériques pour enseigner le créole à l’école. Le créole a toujours été la première langue parlée en Haïti mais le français, la seule langue enseignée dans les manuels scolaires depuis le départ des colons. 

     Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan opérationnel défini par les directeurs techniques du Bureau central et des directeurs départementaux du ministère de l’Education nationale à Hinche (département du centre du pays) entre le 2 et 4 août dernier.

     Sur l’île, il n’est ni question de sexe, ni de discrimination, l’école pour tous (« lekol gratis ») est un droit fondamental auquel le prédisent haïtien Michel Martelly a fait la priorité de son mandat, depuis le 14 mai 2011. Grâce au programme PSUGO (Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire), crée en 2012, 1 300 000 enfants ont déjà eu accès gratuitement à l’éducation,  au sein de près de 10 000 écoles publiques et privées du pays. Jusqu’en 2015, le gouvernement prévoit de former 8000 enseignants supplémentaires. Une formation à hauteur de 36 millions de gourdes, soit près de 622 000 euros qui sera financée par l’UNICEF.

    Selon le Ministère de l’éducation nationale et de formation professionnelle, le Programme PSUGO devrait couvrir cette année, les frais scolaires des élèves de 1er et 2ème cycle, soit 4,32 euros,  pour les inscrits en école publique et 62,22 euros pour les inscrits en école privée. Ainsi que les manuels scolaires. Autre ambition de ce programme : augmenter le nombre de repas dans les cantines scolaires. 

     

     Quelques chiffres…

    •  Taux de malnutrition en Haïti : 5,1 % (source : haitilibre, chiffres 2012
    •  Taux d’analphabétisation : 48,7% (source : France diplomatie, juillet 2013)
    •  Montant de l’inscription en école publique : 1000 gourdes par an (17,28 euros), soit 300 gourdes (5,18 euros) pour les frais scolaires, 500 gourdes (8,64 euros) pour la cantine et l’achat des livres.
    • Montant de l’inscription en école privée : Entre 600 (10,37euros) et 1000 gourdes (17,28 euros)
    •  Taux de chômage : 27% (source : France diplomatie, juillet 2013)

     

    Autre aspect du Plan opérationnel du gouvernement, outre les nouveaux dispositifs et la qualité de l’éducation, c’est l’accès à cette éducation. En Haïti, certains enfants arrêtent l’école en primaire car le secondaire coûte trop cher. D’autres, vivant dans les campagnes du Nord du pays sont obligés de faire des kilomètres à pied avant d’atteindre l’école. Ou bien d’emprunter les traditionnels « Tap tap » (bus haïtien) pour rejoindre le centre ville. Afin d’améliorer leur quotidien, la Corée du Sud a fait don le 3 mai 2013 au gouvernement haïtien de 2 millions de dollars (près d’1 600 000 euros) pour l’achat de 50 autocars de transport scolaire sur deux ans. Une décision prise entre Wilson Laleau, le ministre de l’Economie et des finances d’Haïti, et M. Sae Cholch, représentant du ministère de la planification et de la coopération externe et le gouvernement de Corée du Sud. 

    Rendre l’école gratuite et améliorer l’enseignement via de nouveaux outils technologiques, n’est qu’un premier pas en vue de favoriser l’émergence de nouveaux talents en Haïti. A l’instar de Jean-Paul Coutard, étudiant haïtien en construction en carrosserie au Canada qui vient d’être félicité par le gouvernement de Michel Matelly pour la réalisation de son autobus baptisé « la fierté haïtienne ». D’une capacité de 58 passagers, ce dernier va permettre de transporter les futures délégations étrangères.

    A l’heure où les disparités socio-économiques sont encore omniprésentes à travers le pays et l’argent alloué à l’éducation n’a pas été encore totalement réparti, des efforts restent à fournir.

    Autobus conçu par Jean-Paul Coutard - Crédit photo : Ayitinews


    Extrait discours Michel Martelly, mai 2012 : 

    « Est ce que j’ai fini de travailler dans le domaine de l’éducation ? (…) Non parce qu’il y a des erreurs. Premièrement, parce que c’est la première fois que nous faisons ça. Donc c’est pendant que nous allons le faire, que l’on va s’améliorer. Deuxièmement, il y a des écoles inscrites dans ce programme (PSUGO : Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire) qui n’en ont pas bénéficié. Troisièmement, il y a des enseignants qui n’ont rien touché non plus. Premièrement, nous allons donner aux enfants une éducation gratuite, former une autre génération d’haïtiens. Puisque c’est à travers la formation, l’éducation qu’on devient quelqu’un. Que l’on est apte à comprendre certaines choses. Que l’on peut s’impliquer citoyennement, grâce aux notions de civisme et de patriotisme. C’est à l’école qu’on apprend tout ça.» 

    Elodie Terlon


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  • Voix off et images : E.Terlon 
    Montage : S. Zulian


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  •  Voix off et images : E.Terlon

    Montage : S. Zulian


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  • Mieux connu sous son manteau de préfet et chef de la Résistance, Jean Moulin était un passionné d’art contemporain, grand collectionneur de tableaux et un fin dessinateur. Une passion devenue couverture longtemps cachée par ses proches. Celui qui était passé maître du langage codé, aurait-il voulu laisser d'autres messages derrière la toile ? 

    "Redécouvrir Jean Moulin"

    Exposition visible jusqu'au 29 décembre 2013

    Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin

    23, allée de la 2e D.B. - Jardin Atlantique - 75015 Paris

    Reportage : E.TERLON (Juillet 2013)


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